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Pour le maintien du remboursement total des médicaments Alzheimer

Mise à jour le 04 Juillet 2017 | Actualités
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Des représentants de grandes sociétés françaises de neurologie, psychiatrie et gériatrie ainsi que la Fédération des Centres Mémoire viennent de signer une tribune pour préserver le remboursement intégral de la maladie d’Alzheimer. France Alzheimer et maladies apparentées soutient cette démarche.
L’Association de familles l’a fait savoir a de nombreuses reprises : si l’avis de la Haute autorité de la santé, émis en octobre 2016, est entériné par Marisol Touraine, ministre de la Santé et des Affaires sociales, les personnes malades et leurs proches paieront un lourd tribut à court et moyen terme.  

Un parcours de soin compromis

Comme le précise le collectif*, les médicaments prescrits dans la maladie d’Alzheimer et parfois la maladie à corps de Lewy s’inscrivent dans une démarche globale qui « permet de limiter l’impact de la perte d’autonomie, le «mieux-être» du patient et de son entourage ».
Forte de près de vingt années de prescriptions, la pharmacovigilance et l’expérience clinique n’ont pas montré de signe d’alerte significatif si […] les contre-indications sont respectées, ce qui est aujourd’hui le cas en France».

Sans risque de dangerosité, la prescription des médicaments constitue donc une option à laquelle les personnes malades ont droit. Les en priver, au terme d’un raisonnement essentiellement comptable, ne serait ni juste ni légitime. Ce serait en revanche courir le risque de décourager les personnes à entamer une démarche diagnostique alors même qu’elle constitue la porte d’entrée vers un parcours de soins coordonné, dans lequel sont liées approches médicamenteuse et non médicamenteuse. Le risque apparaît d’autant plus grave quand on sait que seulement 50 % des personnes malades sont actuellement diagnostiquées en France.

Une grave rupture d’égalité

Le déremboursement, en réservant les médicaments aux familles plus aisées, engendrerait une grave rupture d'égalité et ne ferait que renforcer le principe d’un système de soin à deux vitesses. Compte tenu du reste à charge extrêmement élevé auquel sont déjà confrontées les familles (plus de 1 000 euros/mois en moyenne), peu d’entre-elles pourront également assumer les 30 euros mensuels supplémentaires équivalents au coût du traitement.

L’inclusion des patients dans les essais cliniques étant conditionnée à la prise des traitements déjà existant, il en résulterait également une inégalité d’accès aux thérapeutiques innovantes et aux avancées de la recherche.

En tout état de cause, il est impensable de prendre une telle décision sans annoncer en contrepartie la mobilisation immédiate de moyens financiers sans précédent pour la recherche sur la maladie d’Alzheimer et les maladies apparentées et le développement des structures et dispositifs de prise en soin. Le contraire serait signe d’une profonde indifférence à l'égard des millions de familles touchées par la maladie. On peut douter, à quelques semaines de l'élection présidentielle, de la volonté du gouvernement de proposer une alternative concrète aux familles...
 

 

* : Pierre Krolak-Salmon, professeur, neurologue et gériatre, vice-président de la Fédération Française des Centres Mémoire, Mathieu Ceccaldi, professeur, neurologue et président de la Fédération nationale des Centres Mémoire de Ressources et de Recherche ; Sandrine Andrieux, professeure, Société Française de Gérontologie et de Gériatrie, Bruno Brochet, professeur, Fédération Française de Neurologie ; Pierre Vandel, professeur, Société Française de Psycho-Geriatrie, « Il faut préserver le remboursement intégral des médicaments », Libération, 20 mars 2017

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