France Alzheimer et maladies apparentées fait preuve d’un investissement constant au service de l’excellence scientifique et de l’innovation.

En 1988, l’Association attribuait ses premières bourses de recherche et faisait office de précurseur en matière de soutien à la recherche sur la maladie d’Alzheimer et les troubles apparentés. Depuis la création de ses bourses, l’association a consacré plus de 15 millions d’Euros à la recherche et participé au financement de plus de 350 programmes.

Vidéo « Lab’ Alz – La recherche chez France Alzheimer »

Les projets financés en 2020

1

Pr Hélène Amieva

Le Village Landais Alzheimer de Dax, une innovation efficace ?

Projet porté par le Pr Hélène Amieva (Centre de recherche Bordeaux Population Health)
Soutien de France Alzheimer à hauteur de 85 800 € pour une période de 36 mois

Une société plus inclusive, qui fait toute sa place aux personnes vivant avec la maladie d’Alzheimer, c’est le combat de France Alzheimer depuis des années. L’association a ainsi décidé de soutenir dès sa création le Village Landais Alzheimer, une expérimentation unique en France : un Ehpad à nul autre pareil, qui accueille depuis juin 2020 à Dax (Landes) 120 personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. Ce projet vise à améliorer la qualité de vie et le bien-être des personnes malades et de leurs aidants par un accompagnement centré sur la personne et des approches non médicamenteuses, tout en favorisant une vie sociale dynamique et des activités renforcées dans le village. Objectif : préserver les capacités fonctionnelles et renforcer l’inclusion sociale.

Le projet du Village Landais Alzheimer innove sur le plan de l’accompagnement des malades mais également sur le plan de la recherche. Dès les premières étapes de sa conception, ses initiateurs ont prévu une évaluation scientifique concernant l’ensemble des acteurs du Village : qualité de vie des résidents, satisfaction des aidants et qualité du lien avec leurs proches, santé au travail des professionnels, implication des bénévoles, etc. Le Professeur Hélène Amieva, au Centre de Recherche Bordeaux Population Health, pilote ce volet de recherche. Le projet soutenu en 2020 par France Alzheimer porte spécifiquement sur une série d’indicateurs médico-économiques (consultations de professionnels de santé, consommations de médicaments, hospitalisations…) et de les comparer à l’expérience de personnes hébergées dans des Ehpad classiques. L’objectif est d’établir le bénéfice en termes économiques de l’intégration d’une personne malade dans le Village. Cette évaluation apportera un argument supplémentaire avant d’envisager de répliquer ce concept dans d’autres territoires : il est en effet essentiel de chiffrer l’ampleur du bénéfice perçu par les villageois afin de déterminer si l’investissement financier et humain se justifie.

2

Pr Christophe Bernard

Des cerveaux virtuels pour prédire l’évolution de
la maladie

Projet porté par le Pr Christophe Bernard (Institut de neuroscience des systèmes, Marseille)
Soutien de France Alzheimer à hauteur de 99 996 € pour une période de 24 mois

Le cerveau est un organe complexe, composé de milliards de neurones regroupés en plusieurs régions contrôlant chacune des tâches spécifiques et communiquant entre elles pour en assurer la coordination. Ces réseaux de communication constituent ce que les chercheurs appellent le connectome. Ce connectome peut être assimilé au réseau routier reliant toutes les villes de France, où les villes sont les régions du cerveau et les routes sont les voies de communications entre les régions.  Une cartographie complète de tous les contacts entre les neurones. Grâce aux progrès de l’imagerie cérébrale par IRM et de l’informatique, il est aujourd’hui possible de modéliser ce « réseau routier » cérébral, le connectome, de chaque individu et donc de créer un cerveau virtuel, une copie numérique. Le projet du Pr Christophe Bernard vise à exploiter les formidables capacités de ce nouvel outil pour prédire l’évolution du cerveau d’une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer.

Ses travaux, menés en collaboration avec une équipe israélienne et l’appui d’un institut américain, vont mesurer et modéliser l’évolution de cerveaux de souris pendant un an. L’objectif est de relier les changements observés dans le connectome cérébral à d’autres phénomènes comme la dégradation de la mémoire ou l’apparition de plaques amyloïdes. Si tel est le cas, on pourra ainsi disposer de marqueurs issus de l’imagerie par IRM pour détecter de façon précoce les troubles cognitifs liés à la maladie d’Alzheimer.

3

Dr Daisy Bougard

Un nouvel outil diagnostique pour détecter la protéine Tau

Projet porté par le Dr Daisy Bougard (Laboratoire Pathogenèse et contrôle des infections chroniques, Montpellier)
Soutien de France Alzheimer à hauteur de 100 000 € pour une période de 24 mois

Les tauopathies regroupent l’ensemble des pathologies neurodégénératives qui ont pour origine une accumulation anormale de protéines Tau dans le cerveau. Parmi elles, la maladie d’Alzheimer est la plus fréquente mais on retrouve également la paralysie supranucléaire progressive (PSP) ou la dégénérescence lobaire fronto-temporale (DFT). Chez les personnes malades, la protéine Tau est mal repliée, ce qui entraîne son agrégation anormale et la formation des dégénérescences neurofibrillaires toxiques pour les neurones. Un des enjeux reste de développer des tests diagnostiques à la fois précis et simples à utiliser pour améliorer le repérage des personnes malades au plus tôt.

Le projet du Dr Daisy Bougard concerne le développement d’une nouvelle méthode de détection qui permet de reproduire le phénomène d’agrégation de Tau dans un tube à essai. La technique qui sera développée dans ce projet sera tout d’abord évaluée sur des échantillons cérébraux puis sur des prélèvements de liquide céphalo-rachidien (par ponction lombaire) ou de sang. Après avoir validé l’intérêt de cette méthode sur des modèles précliniques, les chercheurs pourront confirmer son intérêt clinique en l’expérimentant sur des échantillons prélevés chez des personnes atteintes de différentes tauopathies.

 

4

Dr Gaël Chételat

Une imagerie trois-en-un pour améliorer le diagnostic de la maladie d’Alzheimer

Projet porté par le Dr Gaël Chételat (laboratoire Physiopathologie et imagerie des troubles neurologiques, Caen)
Soutien de France Alzheimer à hauteur de 100 000 € pour une période de 30 mois

La maladie d’Alzheimer est une pathologie complexe, provoquée par la présence de plusieurs lésions caractéristiques dans le cerveau qui entraînent une perte progressive des fonctions cognitives. Ces dernières années, les techniques d’imagerie médicale comme l’IRM et le scanner sont devenues des éléments incontournables du diagnostic et du suivi des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. Mais il est aujourd’hui souvent nécessaire d’effectuer plusieurs examens d’imagerie, ce qui se traduit par une multiplication des rendez-vous médicaux, un délai plus important pour le diagnostic et un coût plus élevé.

Le projet développé par le Dr Gaël Chételat et son équipe du laboratoire Physiopathologie et imagerie des troubles neurologiques (Caen) vise à valider une nouvelle méthode permettant d’identifier les principaux marqueurs de la maladie d’Alzheimer (dépôts de plaques amyloïde, neuro-dégénérescences et lésions vasculaires) à partir d’un unique examen d’imagerie, appelé scanner AV45-PET. Avec le soutien de France Alzheimer, cette technique pourra être évaluée auprès de 200 personnes, présentant ou non des troubles cognitifs, en comparant les résultats issus de cette nouvelle technique à ceux d’examens classiques. Outre une simplification de la prise en charge des patients, cette imagerie innovante devrait fournir des informations suffisamment sensibles et complètes pour améliorer le diagnostic précoce de la maladie. À la clé donc, un diagnostic à la fois plus rapide et plus précoce, au bénéfice des patients.

5

Dr Morvane Colin

À la recherche de vésicules transportant un élément clé dans la progression de la maladie

Projet porté par le Dr Morvane Colin (Lille Neuroscience & Cognition)
Soutien de France Alzheimer à hauteur de 100 000 € pour une période de 24 mois

Morvane Colin étudie les vésicules extracellulaires, des petites « poches » formées par les cellules et contenant des molécules qu’elles vont transporter vers les cellules voisines, leur permettant ainsi de communiquer entre elles. Selon elle, une perturbation de ces échanges entre cellules dans le cerveau pourrait participer à la progression de la maladie d’Alzheimer. La chercheuse lilloise s’intéresse en particulier au transport de la protéine Tau, impliquée dans la maladie d’Alzheimer, par ces vésicules. Des formes toxiques de la protéine pourraient être relâchées par une cellule malade dans ces vésicules puis capturées par une cellule voisine en bonne santé, participant à la progression de la maladie dans tout le cerveau.

Avec le soutien de France Alzheimer, Morvane Colin va pouvoir étudier différents prélèvements de sang mais aussi de liquide céphalo-rachidien réalisés chez des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer à différents stades mais également chez des personnes ne souffrant pas de troubles cognitifs. Objectif : identifier au sein des vésicules trouvées dans ces échantillons quelles formes de la protéine Tau sont transportées uniquement chez les personnes malades. Ces travaux pourraient alors déboucher sur de nouvelles méthodes de diagnostic précoce de la maladie et sur des pistes thérapeutiques innovantes, visant à éliminer ces vésicules du cerveau afin de ralentir la progression de la pathologie aussi tôt que possible.

6

Dr Christophe Heinrich

Recréer de nouveaux neurones dans le cerveau ?

Projet porté par le Dr Christophe Heinrich (Institut Cellule souche et cerveau, Lyon)
Soutien de France Alzheimer à hauteur de 100 000 € pour une période de 24 mois

Pourra-t-on un jour réparer les dommages causés par l’avancée de la maladie, marquée par la mort progressive des neurones et la perte des facultés cognitives associées ? C’est à cette tâche que s’attèlent le Dr Christophe Heinrich et son équipe. Leur méthode ? La médecine régénérative. L’objectif est de remplacer les neurones morts par de nouvelles cellules pour restaurer les fonctions cognitives perdues. Pour cela, les chercheurs vont utiliser la stratégie dite de reprogrammation cellulaire qui consiste à convertir d’autres cellules cérébrales en nouveaux neurones fonctionnels ! Cette technique inédite va d’abord être évaluée sur des souris présentant des lésions dues à la protéine Tau, une des deux caractéristiques majeures de la maladie d’Alzheimer.

Pour réussir ce défi, l’équipe prévoit de valider trois étapes essentielles. Tout d’abord, réussir à convertir dans le cerveau des souris les cellules gliales (une famille de cellules cérébrales) en nouveaux neurones. Ensuite, s’assurer que ces nouveaux neurones soient capables d’établir des connections avec les neurones environnants, afin de reconstituer les réseaux neuronaux sur lesquels reposent le fonctionnement de notre mémoire. Enfin, mesurer si l’intégration réussie de ces nouveaux neurones dans le cerveau permet d’inverser la perte de mémoire observée chez des souris malades. Si l’étude se révèle couronnée de succès, cette approche pourra émerger comme une nouvelle stratégie de traitement pour combattre la maladie chez l’homme.

7

Dr Catherine Helmer

Infections virales et maladie d’Alzheimer : quels virus sont impliqués ?

Projet porté par le Dr Catherine Helmer (Centre de recherche Bordeaux Population Health)
Soutien de France Alzheimer à hauteur de 65 780 € pour une période de 36 mois

Depuis des années, des chercheurs ont développé une hypothèse originale, qui reste encore à prouver chez l’Homme : la maladie d’Alzheimer serait favorisée par… des virus, qui provoqueraient l’apparition des lésions cérébrales et par la suite des troubles cognitifs. À ce jour, la majorité des études sur ce sujet ont été réalisées en laboratoire et ont concerné seulement quelques virus, alors qu’il est probable que plusieurs virus puissent combiner leurs effets pour favoriser la survenue de la maladie. De plus, les chercheurs pensent que les virus ne provoquent pas à eux seuls la maladie, mais qu’ils doivent être associés à des facteurs dits de susceptibilité qui entraîneraient l’apparition des lésions chez certaines personnes et pas chez d’autres.

Soutenus par France Alzheimer, Catherine Helmer et son équipe bordelaise vont s’intéresser de façon globale aux nombreux virus qu’une personne peut avoir rencontrés au cours de sa vie, en tenant compte des facteurs de susceptibilité individuels, notamment génétiques, des personnes. Ils vont analyser pour cela de grandes banques de données biologiques à la recherche de plus de 200 virus connus, comme ceux de l’herpès, de l’hépatite C ou de la grippe. Ce projet permettra ainsi de mieux comprendre comment et chez qui les virus peuvent favoriser la survenue de la maladie d’Alzheimer. À la clé, de nouvelles pistes pour prévenir la maladie en empêchant la réactivation des virus chez les personnes les plus à risque, c’est-à-dire présentant des facteurs de susceptibilité, par exemple grâce à des traitements antiviraux voire des vaccins. Si cette hypothèse se confirme, on pourrait alors bloquer le développement de la maladie avant qu’elle n’entraîne des dommages irrémédiables dans nos cerveaux.

8

Dr Hélène Hirbec

Une nouvelle cible dans les phases précoces de la maladie d’Alzheimer ?

Projet porté par le Dr Hélène Hirbec (Institut de génomique fonctionnelle, Montpellier)
Soutien de France Alzheimer à hauteur de 100 000 € pour une période de 24 mois

Au cours des dernières années, les études dites pan-génomiques réalisées auprès de plusieurs milliers de personnes ont permis d’identifier plusieurs facteurs de risque associés à la maladie d’Alzheimer et ont révélée qu’un grand nombre d’entre eux sont liés aux cellules microgliales. Ces dernières constituent les principales cellules immunitaires du cerveau et semblent donc jouer un rôle clé dans le déclenchement de la pathologie. Cependant, les mécanismes mis en jeu restent encore en grande majorité inconnus. Avec le soutien de France Alzheimer, l’équipe d’Hélène Hirbec à Montpellier va étudier plus en détail l’un des mécanismes récemment identifiés.

Les chercheurs montpelliérains vont s’intéresser au gène Clec7a qui est anormalement actif dans les cellules microgliales dès les premiers stades de la maladie d’Alzheimer. L’objectif du projet est de déchiffrer le rôle de ce gène dans le fonctionnement des cellules microgliales et d’évaluer s’il peut représenter une cible thérapeutique contre la maladie. Valider une telle cible permettrait de concevoir des solutions thérapeutiques préventives pour ralentir la progression de la maladie et prévenir l’apparition ou l’aggravation des déficits cognitifs.

9

Pr Christophe Hirtz

Mieux décrire la dynamique des protéines entre sang et cerveau

Projet porté par le Pr Christophe Hirtz (Laboratoire de biochimie et protéomique clinique, Montpellier)
Soutien de France Alzheimer à hauteur de 100 000 € pour une période de 18 mois

La maladie d’Alzheimer est une pathologie complexe, qui implique plusieurs lésions cérébrales de nature biologique différente et aux dynamiques distinctes, qui s’étendent sur plusieurs années. Il est essentiel de mieux comprendre comment tous ces mécanismes s’imbriquent entre eux et évoluent dans le temps pour parvenir à lutter de façon efficace comme l’avancée de la maladie. Pour cela, les chercheurs travaillent à la mise au point d’outils perfectionnés capables d’observer ces phénomènes fins qui interviennent dans notre organisme, et notamment dans le cerveau qui reste difficile à étudier. C’est l’objet du projet porté par le Pr Christophe Hirtz et ses collègues à Montpellier.

Grâce à une approche unique d’analyse des protéines présentes dans le sang et le liquide céphalo-rachidien, ils vont pouvoir décrypter les changements qui apparaissent dans le cerveau au cours de la maladie : quelles protéines sont fabriquées, quelles autres sont dégradées, à quelle vitesse… Pour cela, une quarantaine de volontaires ont accepté de participer à une étude unique lors de laquelle des médecins ont effectué des prélèvements répétés de sang et de liquide céphalo-rachidien pendant 36 heures après injection d’un marqueur non radioactif.

Ces échantillons, analysés par les technologies innovantes utilisées par l’équipe du Pr Hirtz, seront la base d’un modèle mathématique décrivant les échanges de protéines entre sang et cerveau. Ce modèle permettra d’identifier, pour la première fois, des dynamiques spécifiques à la maladie d’Alzheimer, avec à la clé de nouveaux biomarqueurs pour le diagnostic de la maladie mais aussi des pistes pour développer de nouvelles thérapies ciblées.

10

Dr Slavica Krantic

Étudier le microbiote intestinal pour comprendre le début de la maladie d’Alzheimer

Projet porté par le Dr Slavica Krantic (Centre de recherche Saint-Antoine, Paris)
Soutien de France Alzheimer à hauteur de 100 000 € pour une période de 36 mois

Un nouveau domaine de recherche fait l’objet d’une vague d’intérêt ces dernières années : l’axe « cerveau-intestin » qui relie les neurones et la population des bactéries hébergées par notre intestin, appelée flore intestinale ou microbiote intestinal. Ce microbiote serait notamment impliqué dans le développement de la maladie d’Alzheimer de façon précoce, alors que l’on sait aujourd’hui que les premières lésions apparaissent dans le cerveau 10 à 20 ans avant le développement des symptômes cliniques qui permettent le diagnostic de la maladie. L’équipe du Dr Slavica Krantic s’intéresse plus précisément à la façon dont le microbiote intestinal serait impliqué dans une inflammation précoce du cerveau et son impact sur le dysfonctionnement de neurones qui aboutit aux troubles cognitifs.

Le projet soutenu par France Alzheimer vise à étudier les liens entre l’activité neuronale qui est perturbée dès les stades pré-symptomatiques de la maladie et les modifications éventuelles du microbiote intestinal. Les résultats de ce projet préclinique pourraient avoir deux débouchés concrets. D’une part, la mise au point d’un marqueur précoce de la maladie fondé sur la composition du microbiote intestinal. D’autre part, restaurer un fonctionnement cérébral normal dès le stade pré-symptomatique par des stratégies thérapeutiques innovantes visant à moduler le microbiote : modulation nutritionnelle, élimination des bactéries responsables des effets néfastes par antibiothérapie, supplémentation en bactéries bénéfiques, etc. Ces méthodes pourraient s’avérer plus efficaces que les approches actuelles qui ne concernent que des cibles identifiées à des stades plus avancés de la maladie d’Alzheimer, lorsque les lésions cérébrales sont irréversibles.

11

Pr Patricia Melnyk

Définir le lien entre l’amyloïde et Tau pour mieux comprendre et traiter la maladie d’Alzheimer

Projet porté par le Pr Patricia Melnyk (Lille Neuroscience & Cognition)
Soutien de France Alzheimer à hauteur de 99 840 € pour une période de 24 mois

La maladie d’Alzheimer se caractérise par l’apparition de deux types de lésions dans le cerveau : les plaques amyloïdes et les dégénérescences neuro-fibrillaires, toutes deux issues de l’accumulation anormales de protéines, respectivement amyloïde et Tau. Les médicaments en développement, actuellement en cours d’évaluation dans le cadre d’essais cliniques, ne ciblent qu’une seule de ces lésions. Et si l’on parvenait à identifier une cible commune, impliquée dans la formation de ces deux lésions ? C’est l’objectif de l’équipe du Pr Patricia Melnyk à Lille.

Les chercheurs lillois ont développé une série de candidats-médicaments qui agissent de façon simultanée sur les protéines amyloïdes et Tau. Le projet soutenu par France Alzheimer vise à mieux comprendre les mécanismes d’action de ces médicaments, par différentes approches moléculaires et cellulaires. À la clé, une meilleure connaissance des mécanismes à l’origine de la maladie d’Alzheimer et une étape cruciale pour le développement de nouvelles stratégies thérapeutiques.

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