Qu’est-ce que la maladie d’Alzheimer ?

C’est en 1906 qu’Aloïs Alzheimer découvre la maladie qui porte son nom. Cette affection entraîne une disparition progressive des neurones dans les régions du cerveau qui gèrent certaines capacités, comme la mémoire, le langage, le raisonnement ou encore l’attention.  En disparaissant, les neurones ne peuvent plus programmer efficacement un certain nombre d’actions.

Résultat : certaines facultés sont altérées et réduisent peu à peu l’autonomie de la personne. Mais si la maladie d’Alzheimer apparaît plus souvent chez les personnes âgées, elle n’est pas pour autant une conséquence normale du vieillissement.

Comment la maladie d’Alzheimer agit-elle sur le cerveau ?

La maladie d’Alzheimer est souvent associée à la perte de mémoire. En effet, ce sont les neurones localisés dans la région de l’hippocampe, siège de la mémoire, qui sont atteints en premier. Mais ce n’est pas tout. Au fur et à mesure de son évolution, d’autres zones du cerveau vont être touchées, compliquant la capacité à communiquer, à réaliser plusieurs choses en même temps ou les actes de la vie quotidienne.

La maladie entraîne deux types de lésions du système nerveux central ; le dysfonctionnement d’une protéine essentielle aux neurones appelée “Tau” et l’apparition de plaques dites « séniles » due à une autre protéine “bêta amyloïde”.

Peu à peu, ces lésions se multiplient et envahissent les régions supérieures du cerveau. La maladie devient alors de plus en plus visible.

Est-ce une maladie héréditaire ?

Dans 99 % des cas, la maladie d’Alzheimer n’est pas héréditaire. Cela signifie que pour une personne malade sur 100, la maladie a pour origine un gène défectueux hérité de l’un des parents. Dans ce cas, la maladie se développe le plus souvent à un âge plus précoce : selon l’Inserm, 10 % des cas survenant chez les personnes de moins de 65 ans sont des formes familiales héréditaires rares de la maladie.

 A quel âge peut-on avoir la maladie d’Alzheimer ?

La maladie d’Alzheimer apparaît le plus souvent après l’âge de 65 ans où elle concerne environ 3 % de cette tranche d’âge. Elle augmente rapidement pour atteindre plus de 20 % de la population âgée de plus de 80 ans.

Mais plus de 65 000 personnes de moins de 65 ans en France sont atteintes de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée.

Souvent oubliées des discours sur la maladie, elles rencontrent des problèmes spécifiques liés à l’incidence sur la vie professionnelle, familiale et à l’accès aux dispositifs d’accompagnement…

Source : Dementia in Europe Yearbook 2019 – Estimating the prevalence of dementia in Europe

Comment évolue la maladie d’Alzheimer ?

L’évolution de la maladie est très variable d’une personne à l’autre. Elle dépend notamment de l’âge de la personne au moment du diagnostic, de son état de santé général et de l’apparition ou du développement d’autres pathologies.

On distingue trois stades :

    1. Stade légerEnviron 25 % de l’hippocampe diminue en volume et le lien entre mémoire à court terme et à long terme se fait plus difficilement. La personne a des oublis bénins de noms ou d’événements récents qui s’intensifient avec le temps.
    2. Stade modéréD’autres zones du cerveau sont touchées, ce qui engendre des troubles des gestes, du langage et de la reconnaissance. La personne a besoin d’une aide pour certaines activités (se déplacer, gérer son budget, faire à manger…)
    3. Stade sévèreLes lésions progressent et la récupération des informations est quasiment impossible : les évènements et informations passés disparaissent de la mémoire. La personne a perdu son autonomie pour presque tous les actes de sa vie quotidienne.

Quelle est l’espérance de vie d’une personne malade d’Alzheimer ?

L’espérance de vie d’une personne malade d’Alzheimer varie de huit à douze ans à partir du moment où le diagnostic est établi. Mais il ne s’agit que d’une moyenne. Il est important de considérer l’âge de la personne au moment du diagnostic.

Meurt-on de la maladie d’Alzheimer ?

La maladie d’Alzheimer ne peut pas être la cause directe de la mort. Mais des complications indirectes réduisent l’espérance de vie des personnes qui en sont atteintes. Les troubles de la déglutition augmentent par exemple le risque de développer une pneumonie qui est l’une des causes les plus fréquentes de décès.

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