Message d'erreur

  • Strict warning : Only variables should be passed by reference dans include() (ligne 35 dans /var/www/vhosts/francealzheimer.org/web/sites/all/themes/francealzheimer/templates/node--actualit_.tpl.php).
  • Strict warning : Only variables should be passed by reference dans include() (ligne 46 dans /var/www/vhosts/francealzheimer.org/web/sites/all/themes/francealzheimer/templates/node--actualit_.tpl.php).
  • Strict warning : Only variables should be passed by reference dans include() (ligne 52 dans /var/www/vhosts/francealzheimer.org/web/sites/all/themes/francealzheimer/templates/node--actualit_.tpl.php).

Le diagnostic facilite la vie avec la maladie

Mise à jour le 22 Décembre 2017 | Actualités
-A +A

Etapes du diagnostic, délais, différentiel, pronostic… Le Dr Olivier Moreaud, responsable Centre Mémoire de Ressources et de Recherche (CMRR) de Grenoble apporte des éléments de réponse aux questions récurrentes sur le diagnostic de la maladie.

France Alzheimer : Quelles sont aujourd’hui les différentes étapes qui mènent jusqu’au diagnostic de la maladie ?
Dr Olivier Moreaud : « Dans un premier temps, il est essentiel d’écouter la plainte du patient  et de son entourage, et de pratiquer une évaluation, même brève, des grandes fonctions cognitives comme la mémoire, le langage, l’attention. Il existe des tests simples permettant un repérage rapide ; si ces tests sont altérés, on pourra décider de poursuivre les examens, par des tests plus longs, une IRM, voire d’autres examens comme une ponction lombaire ou une scintigraphie cérébrale. »
 
France Alzheimer : Pourquoi les délais pour diagnostiquer la maladie sont-ils aussi longs ?
Dr O. M. : « Les délais sont longs car les structures spécialisées sont peu nombreuses, les médecins généralistes encore trop peu impliqués dans le diagnostic, et il y a une tendance à confondre les structures d’accompagnement (comme les accueils de jour par exemple) avec les structures de diagnostic, et il est donc difficile de savoir comment s’orienter. Après la première consultation, il faut encore attendre les examens complémentaires et leurs résultats. De plus, pour le médecin, un temps de surveillance est souvent nécessaire, car l’évolution des troubles au cours du temps est un élément important du diagnostic.»
 

« Le médecin traitant a une place essentielle. »

 

France Alzheimer : Pourquoi parle-t-on de différentiel quand on évoque la maladie d’Alzheimer ? 
Dr O. M. : « Dans la majorité des cas, un entretien, des tests, et une IRM suffisent pour établir le diagnostic. Il y a une marge d’incertitude, mais l’erreur potentielle concerne des maladies assez proches les unes des autres, le plus souvent neurodégénératives, et malheureusement sans traitement curatif à ce jour. Parfois, on a recours à des examens plus complexes, qui permettent d’améliorer la précision du diagnostic (comme la ponction lombaire ou la tomographie par émission de positons par exemple) ; on va réserver ces examens aux personnes pour qui le diagnostic reste incertain après les premiers examens, aux patients les plus jeunes pour qui il faut absolument éliminer des maladies rares et curables, ou lorsqu’on envisage une maladie génétique. »
 
France Alzheimer : Quelle est selon vous la place du médecin traitant dans cette démarche diagnostique ?
Dr O. M. : « Le médecin traitant a une place essentielle : il est en première ligne pour repérer les difficultés, il connait souvent le patient de longue date, et le patient a souvent une grande confiance en lui. Il peut pratiquer les premiers tests et prescrire une IRM avant d’adresser à un spécialiste. Il peut aussi facilement rassurer si les premiers examens sont normaux. »
 
France Alzheimer : Que diriez-vous aux personnes qui présentent des signes de maladie pour les inciter à entamer une démarche diagnostique ?
Dr O. M. : « Même sans traitement curatif, il existe de nombreuses aides qui facilitent l’existence avec la maladie, et il y a aussi des traitements symptomatiques. Lorsqu’on est atteint d’une maladie d’Alzheimer ou apparentée, on est aussi plus anxieux, plus facilement déprimé, mais aussi plus fragile et plus sensible à certains médicaments, et il importe de le reconnaître pour éviter des traitements inappropriés. Le malade et son entourage ont aussi du mal à comprendre ce qu’il se passe, les modifications de comportement, de mémoire, etc…, et les expliquer contribue grandement au bien-être de tous. De plus, si l’on diagnostique la maladie à un stade précoce, le patient est à même de participer aux décisions et de prendre en toute connaissance de cause les décisions pour son avenir et celui de sa famille. Enfin il peut participer à des protocoles de recherche qui permettent de faire progresser les connaissances sur la maladie et d’espérer des traitements efficaces. »
 

Partager cet article

RECEVOIR NOS INFORMATIONS PAR EMAIL

 

- Votre adresse e-mail ne sera ni echangée, ni vendue.

- Désinscription à tout moment en un seul clic.

Trouvez de l'aide

Ce que nous faisons

France Alzheimer est la seule association
française de famille reconnue d’utilité publique dans le domaine de la maladie
d’Alzheimer et des maladies apparentées.

En savoir plus

Newsletter - Restez informé

C'est la première étape pour vaincre la maladie

- Votre adresse e-mail ne sera ni echangée, ni vendue. - Désinscription à tout moment en un seul clic.