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Les symptômes cognitifs

Mise à jour le 28 Juin 2017
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La maladie d’Alzheimer ne se résume pas seulement aux troubles de la mémoire, même si ceux-ci sont les premiers à apparaître. L’évolution des lésions cérébrales vient progressivement empêcher d’autres capacités de fonctionner.

Les troubles de la mémoire

Le premier trouble qui apparaît dans la maladie d’Alzheimer concerne principalement la mémoire épisodique (oublier des événements récents, des rendez-vous, ne plus savoir se repérer dans une ville pourtant familière, etc.).

Mais la maladie d’Alzheimer affecte également les autres mémoires de la personne :

- la mémoire du travail qui permet de retenir les informations dans l’immédiat pour les garder à disposition afin de résoudre rapidement les problèmes, d’organiser notre discours, de prendre des décisions ;

- la mémoire à long terme qui a pour finalité essentielle de garder l’information longtemps. C’est l’atteinte de cette mémoire qui fait que la personne malade ne sait pas où elle se trouve, ni comment elle est venue, qu’elle perd ses repères jusqu’à ne plus se retrouver dans sa maison et qui perturbe sa capacité à de créer de nouveaux souvenirs et à enregistrer de nouvelles connaissances,

- la mémoire sémantique qui correspond à la mémoire des concepts, des connaissances que nous avons sur le monde, notre bagage culturel. 

- la mémoire procédurale qui s’exprime dans l’activité motrice d’une personne. C’est la mémoire qui permet l’acquisition progressive et la rétention des habiletés.

Les troubles du langage

Après les troubles de la mémoire, ce sont les troubles du langage, ou aphasies, qui sont les plus importants. Ils correspondent à une perte partielle ou totale de la capacité à communiquer, et touchent donc les capacités à comprendre le langage et/ou parler.  

L’incapacité à parler se développe par étapes successives :

  • d’abord le vocabulaire se réduit, la personne cherche ses mots,
  • puis la personne n’utilise plus qu’un seul mot ou un son, qu’elle décline sur plusieurs tons ou parle beaucoup dans un jargon qui n’a aucun sens.
  • à terme la personne ne parlera plus.

Si la compréhension est préservée plus longtemps que l’expression, les capacités de compréhension du langage se réduisent cependant progressivement. Au début, ce sont des phrases compliquées ou un vocabulaire précis qui pour le malade semblent obscurs, puis en fin d’évolution des phrases simples et des mots basiques deviendront également incompréhensibles.

Les troubles des gestes

La personne malade est dans l’incapacité d’exécuter des gestes qu’elle a acquis tout au long de sa vie. Cet apprentissage des gestes va petit à petit disparaître. Cela touchera des actions compliquées comme l’écriture, pour à terme se produire même pour des gestes simples, comme mâcher ou avaler des aliments.

C’est ce trouble qui va être à l’origine d’une grande perte de l’autonomie et qui obligera à avoir recours à une aide pour se laver, s’habiller, faire la cuisine, etc. L’importance de la détérioration de ces capacités est différente pour chaque personne, certaines seront rapidement en grande difficulté dans leur quotidien, alors que pour d’autres il restera toujours un minimum de compétences.

Les troubles de la reconnaissance

Les troubles de la reconnaissance, ou agnosies, correspondent à l’incapacité d’identifier les messages de l’environnement au travers d’une modalité perceptive donnée (vue, audition, toucher, etc.). L’agnosie visuelle est la plus fréquente chez les personnes atteintes de maladie d’Alzheimer qui ne reconnaissent plus ce qu’elles voient. Mais l’agnosie peut aussi être tactile, la personne ne peut identifier ce qu’elle touche, olfactive, les odeurs ne sont pas reconnues, ou auditive, la personne n’arrive plus à identifier les bruits de l’environnement, la parole, la musique qu’elle déclare pourtant entendre. 

Au quotidien, l’agnosie est à l’origine de nombreux troubles du comportement, car la personne, ne reconnaissant pas les objets et/ou les visages, va avoir des attitudes inadaptées.

Les troubles des fonctions exécutives

Les fonctions exécutives sont nécessaires au contrôle et à la réalisation de tâches complexes, nouvelles ou non automatiques. Or la maladie d’Alzheimer a aussi des répercussions sur l’attention (capacité à focaliser son activité mentale sur une tâche), sur la planification (capacité d’organiser les actions pour atteindre un objectif final plus global) et le raisonnement de la personne (capacité à comprendre la logique d’un fonctionnement).

La personne malade a donc tendance à abandonner les tâches les plus complexes comme la gestion du budget, l’organisation de voyages, la réception d’amis à dîner…  Elle a également de plus en plus de difficultés à se concentrer et est plus sensible aux interférences (bruits de la rue, discussion,…). Enfin, elle est de moins en moins capable de réaliser deux tâches simultanément.

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