LOI VIEILLISSEMENT : 10 ans d'espoirs déçus

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" Sur la dépendance, notre société – cela nous concerne tous – a pris du retard. Attendre encore serait une faute morale impardonnable, ce serait refuser d’assumer mes responsabilités." Nicolas Sarkozy, président de la République, février 2011.

" Nous avons des obligations à l’égard des familles. Cette réforme de l’autonomie sera prête avant la fin de l’année et nous trouverons les conditions pour la financer." François Hollande, président de la République, janvier 2013.

Malgré ces déclarations, engagements forts pris par les responsables politiques qui se sont succédé depuis une dizaine d’années, il aura fallu attendre le 1er janvier 2016 et de multiples reports pour qu’une réforme de la perte d’autonomie soit enfin concrétisée.

Le projet de loi pour l’adaptation de la société au vieillissement est finalement, au terme d’une longue procédure parlementaire faite de multiples rebondissements, entré en vigueur au 1er janvier 2016. Une longue, si longue, attente pour les familles qui n’aura pas même été compensée par un texte à la hauteur des enjeux.

En effet, alors que la réforme du financement de la perte d’autonomie, présentée depuis une vingtaine d’années comme le défi majeur des années à venir par les gouvernements successifs, constitue un impératif face à la transition démographique que connaît actuellement la France, la loi, telle que finalement votée par le Parlement, apparaît en complet décalage avec les besoins estimés et les objectifs attendus. Pire encore, elle est en totale incohérence avec les engagements publiquement pris par les responsables politiques de tous bords.

Retour sur dix ans d’espoirs déçus et de promesses bafouées...

Une solidarité nationale au rabais

7,2 milliards d’euros sont laissés chaque année à la charge des familles de personnes malades pour le financement de la perte d’autonomie.

Des sommes dérisoires au regard des enjeux

A l’horizon 2017- 2020, les besoins d’amélioration de l’accompagnement de la perte d’autonomie sont estimés à plus de 5 milliards d’euros . Une somme qui s’élèverait d’ici 2060 à plus de 35 milliards d’euros.

Des aides financières insuffisantes

Plus de 70% des dépenses entraînées par la maladie d’Alzheimer relèvent du médico-social et ne font donc l’objet d’aucun remboursement par l’Assurance maladie.

Des établissements inaccessibles

Le coût total d’une place d’hébergement permanent en EHPAD est estimé à 34 707 € par an, soit 2 892 € mensuels . Le plan d’aide moyen en établissement est de 517 €.

Des aidants à bout de souffle

4,3 millions d’aidants consacrent en moyenne 6,5 heures / jour à un proche en perte d’autonomie. Largement sollicités financièrement, souvent isolés, ces aidants sont aujourd’hui fragilisés.

Le vécu des aidants

Des aidants familiaux expriment leurs difficultés, leurs inquiétudes et leurs attentes.

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