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Foire aux questions

Questions fréquentes

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Mon épouse marche toute la journée et même la nuit. Elle est épuisée et moi je ne supporte plus de la voir marcher tout le temps. Que puis-je faire ?

Il est très important de comprendre ce comportement de marche incessante. Il faut d’abord s’assurer auprès du médecin qu’il n’est pas l’expression d’une douleur physique et si ce n’est pas le cas, d’une douleur morale. Ensuite, il faut essayer d’aménager dans la journée des temps de pause en lui proposant une activité adaptée qu’elle puisse réaliser. 

 

Mon papa reste sans bouger, il ne fait plus rien. Comment le faire réagir ?

Il est important de comprendre la cause de ce manque d’initiatives. Est-ce qu’il est lié à un surplus de médicaments , à un syndrome dépressif, à une peur de se retrouver en situation d’échec ?

Mon épouse ne sait plus s’habiller. Comment faire ?

Vous pouvez essayer de lui préparer sa pile de vêtements en hiérarchisant les différentes pièces, c'est-à-dire en lui présentant d’abord les sous-vêtements puis la robe, puis le gilet puis les chaussures. Vous pouvez également vous habiller face à elle pour qu’elle puisse par mimétisme reproduire les gestes adaptés en fonction du vêtement. Si cela n’est pas possible pour elle, il faudra intégrer une aide à l’habillement par une tierce personne.

Ma maman nous pose plusieurs fois la même question, comment faire pour ne pas s’énerver ?

C’est en effet très difficile d’être confronté aux troubles de la mémoire à court terme de son proche malade. Il est donc important de ne pas lui donner une information importante  trop en amont du moment  où elle va avoir lieu (par exemple rendez-vous chez le médecin, visites de la famille, départ en vacances…). La personne ne peut plus enregistrer la réponse qu’on lui donne au-delà de quelques secondes et c’est la raison pour laquelle elle nous réinterroge. On peut également lui proposer une activité distractive mais cela ne marche pas toujours.

Que faire lorsqu’un malade d’Alzheimer semble indifférent à son entourage et notamment lors des réunions de famille?

Quand une personne malade est en présence de plusieurs personnes en même temps, elle est en grande difficulté pour suivre les conversations, comprendre ce qui se dit, comprendre qui est qui et pour se protéger elle va soit manifester son envie de partir, soit se replier sur elle-même. Il ne s’agit pas forcément d’une indifférence à l’égard des membres de sa famille mais seulement une impossibilité de traiter cet excès d’informations, il faut le plus possible privilégier les relations à deux pour favoriser sa participation.

Peut-on laisser une personne malade sortir seule ?

Il est certain que la maladie d’Alzheimer entraîne assez précocement des troubles de l’orientation dans l’espace qui vont entraîner des risques pour la personne de se perdre mais ceci va se faire de façon progressive. La personne a d’abord du mal à se repérer dans des espaces peu connues (une ville dans laquelle elle va pour la première fois), puis dans son quartier, puis dans sa rue, puis dans sa propre habitation. Il est important, si elle sort seule, d’avoir sur elle un document indiquant non pas son adresse mais les coordonnées d’un proche familial.

Comment faire pour que la malade conserve une vie relationnelle ?

Si la maladie affecte les capacités dites « cognitives » comme la mémoire, le raisonnement, la planification, le langage.. elle n’affecte pas les capacités de la personne à ressentir, éprouver des émotions, il est donc très important de favoriser le maintien des échanges avec les autres. Pour cela il faut pouvoir poursuivre les activités de convivialité : sorties, repas, séjours vacances (l’Association France Alzheimer propose ainsi une série d’actions pour le couple aidant-aidé : www.francealzheimer.org ) et proposer à la personne malade la fréquentation d’un accueil de jour qui lui permettra de communiquer et réaliser des activités avec des personnes qui présentent les mêmes difficultés.

Est-ce que les incontinences régulières peuvent être liées à l'Alzheimer ?

Oui des troubles de la continence peuvent être observés. Il faut néanmoins voir avec le médecin traitant qu'il n'existe pas d'autres causes à cette incontinence (infection urinaire par exemple).

Comment vivre l’inversion des rôles lorsque nous devenons parents de nos parents du fait de la maladie ?

Oui, en effet l'évolution de la maladie ne va plus permettre à la personne qui en est atteinte de communiquer comme avant avec son entourage familial. La relation va obligatoirement se transformer avec la personne malade et chacun de ses proches devra faire un effort pour s'adapter à un nouveau mode de communication. Parfois les liens se distendent et c'est bien entendu douloureux pour la famille. Il est en effet important que vous puissiez être aidée. Vous pouvez vous adresser à une association France Alzheimer qui pourra vous proposer un soutien psychologique. En allant sur le site www.francealzheimer.org, vous aurez accès aux coordonnées de l'association la plus proche de chez vous.

Dans le cadre du Plan Alzheimer une formation gratuite est proposée aux aidants familiaux, elle va aider l'entourage à maintenir une relation avec la personne malade (vous trouverez les lieux de ces formations sur le site (www.francealzheimer.org).

 

Peut-on sombrer en dépression ou être très fatiguée en tant qu'aidant familial ?

Oui, l'aidant familial qui accompagne au quotidien un proche malade peut souffrir de la situation et s'épuiser. Il est primordial qu'il ne reste pas seul, qu'il se rapproche d'une association de famille et se fasse aider par des professionnels.

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