Identifier les gènes qui protègent les synapses dans la maladie d’Alzheimer
Étude des facteurs de risque génétiques contre la toxicité neuronale induite lors de la maladie d'Alzheimer.
39 000 €
Carla GELLE, lauréate des appels à projets Jeunes chercheurs 2024 financés par France Alzheimer, détaille les enjeux de son projet de recherche.
La maladie d’Alzheimer (MA) est la principale forme de démence et touche près de 45 millions de personnes dans le monde. Les premiers symptômes de la MA sont, entre autres, la perte de mémoire et la désorientation spatiale. Dans le cerveau des patients atteints de la MA, la bêta-amyloïde (Aß) et tau, deux protéines majeures liées à la maladie, sont anormalement regroupées et sont toxiques pour les cellules cérébrales appelées neurones.
Dans ce projet, nous avons choisi de nous concentrer sur l’effet de l’Aß sur les connexions entre les neurones, appelées synapses. Les synapses sont essentielles au bon fonctionnement du cerveau car elles permettent aux neurones de communiquer. Malgré le fait que la MA soit largement étudiée, nous ignorons toujours l’origine de la maladie, car plus de 95 % des cas ne sont pas héréditaires.
Au cours de la dernière décennie, de nombreuses études comparant l’ADN de patients atteints de la MA à ceux d’individus sains ont identifié plus de 300 gènes pouvant être associés au risque de développer la MA, mais on ne sait toujours pas si et comment ces facteurs de risque contribuent à la maladie. Notre laboratoire a donc procédé à un premier criblage afin d’évaluer l’impact que ces gènes peuvent avoir sur les synapses.
Pour ce faire, chacun des gènes actifs dans le cerveau ont été individuellement désactivés dans des neurones en culture et l’impact sur les synapses a ensuite été quantifié. Les gènes qui avaient le plus d’impact sur les synapses (en fortement augmentant ou diminuant la qualité des connexions entre les neurones) ont été sélectionnés pour un autre criblage plus spécifique, afin de tester leur capacité à bloquer la toxicité de l’Aß sur les synapses. En effet, nous pensons qu’en suractivant ou en désactivant les gènes sélectionnés, les synapses pourraient être protégées de la toxicité de l’Aß.





