Quand le sport protège la mémoire dans la maladie d’Alzheimer

Effets thérapeutiques du sport sur les troubles de la mémoire dans la maladie d’Alzheimer : mécanismes biologiques impliqués.

Claire Rampon, lauréate des appels à projets Sciences médicale 2024 financés par France Alzheimer, nous détaille les enjeux de son projet de recherche.

De nombreuses études ont montré que l’activité physique contribue à protéger le cerveau contre un certain nombre de pathologies, dont la maladie d’Alzheimer. Cela renvoie à la notion de réserve cérébrale et cognitive, qui traduit l’activation de mécanismes neurobiologiques capables de contrer les effets délétères de l’âge sur la mémoire et la cognition, ainsi que sur l’apparition des symptômes des maladies neurodégénératives.

De nombreuses campagnes de sensibilisation fleurissent pour promouvoir le sport, car la prévention est devenue un enjeu de santé publique. Mais à quel moment de la vie l’activité physique est-elle la plus efficace pour constituer les réserves qui dureront toute la vie et protégeront notre cerveau ? L’activité physique est-elle plus efficace à l’adolescence ou au début de la maladie d’Alzheimer ?

Nous répondrons à cette question et comparerons les processus biologiques sous-jacents, en examinant non seulement le cerveau, mais aussi les facteurs environnants qui permettent à tous les organes d’agir. Nous déterminerons également la contribution du microbiote intestinal dans la lutte contre le déclin cognitif.