Un vaccin pour réguler l’immunité dans la maladie d’Alzheimer
Développement d’un vaccin innovant pour inhiber les réponses immunitaires néfastes dans la maladie d’Alzheimer
120 830 €
Magalie Lecourtois, lauréate 2024 des appels à projets Sciences médicales détaille les enjeux de son projet de recherche.
Des données croissantes mettent en évidence un rôle important de certains dérèglements du système immunitaire, incluant notamment une inflammation cérébrale, dans le développement de la maladie d’Alzheimer et d’autres maladies neurodégénératives.Nos études antérieures ont montré que l’amplification de cellules immunitaires aux fonctions inhibitrices pouvait moduler cette inflammation cérébrale et empêcher le développement des troubles de l’apprentissage et de la mémoire dans différents modèles expérimentaux.
En parallèle, nous avons également détecté des cellules immunitaires néfastes, reconnaissant certaines des protéines pathogènes responsables de la maladie et contribuant au développement de la pathologie. Sur la base de ces observations, nous proposons de développer et d’évaluer l’efficacité d’un nouveau type de vaccin visant à bloquer ces cellules immunitaires néfastes réactives contre les agrégats de protéines, en favorisant des cellules immunitaires inhibitrices spécifiques.
Nous avons précédemment déjà mis en évidence l’efficacité de ce type d’approche pour contrôler les réponses immunitaires néfastes dans d’autres contextes pathologiques, y compris dans un modèle animal d’allergie alimentaire, mais aussi un modèle de maladie auto-immune ciblant le système nerveux. Ce projet vise ainsi à développer des vaccins similaires, afin d’inhiber sélectivement certaines réponses immunitaires néfastes spécifiques des protéines pathogènes associées à la maladie.
Nous allons d’abord concevoir et valider in vitro ces vaccins, puis évaluer leur efficacité thérapeutique dans un modèle animal de maladies neurodégénératives. Notre projet devrait ainsi fournir la preuve de principe d’une nouvelle génération d’approche thérapeutique dans la maladie d’Alzheimer, qui pourrait à terme être appliquée à de multiples troubles neurodégénératifs associés à différents types de protéines pathologiques.





