Polluants, stress carbonylé et maladie d’Alzheimer
Protégez votre cerveau avec les lipophénols, des composés innovants pour contrecarrer l’impact des polluants environnementaux.
39 000 €
Léa OTAEGUI, , lauréate des appels à projets Jeunes chercheurs 2024 financés par France Alzheimer, détaille les enjeux de son projet de recherche.
Les espèces carbonylées réactives (ECR) sont de petits aldéhydes hautement réactifs et toxiques auxquels nous sommes constamment exposés via la fumée de cigarette, la pollution atmosphérique, ainsi que notre alimentation. Les ECR induisent des altérations irréversibles des biomolécules, entraînant des mutations et des pertes de fonctions connues sous le nom de stress carbonylé (SC).
L’acroléine est une ECR particulièrement présente dans notre environnement et qui peut également être générée de façon endogène en réponse à l’augmentation du stress oxydant associée au vieillissement [1]. L’augmentation significative des quantités d’acroléine cérébrale et du SC chez les patients atteints de la maladie d’Alzheimer (MA) suggère un lien entre l’exposition aux ECR et le développement de cette pathologie [2].
Nos collaborateurs chimistes ont développé des composés hybrides appelés lipophénols, associant les propriétés antioxydantes des polyphénols, neuroprotectrices des acides gras poly-insaturés et possédant un groupement alkyl ciblant spécifiquement le SC. Ces composés, qui ont été testés avec succès dans des modèles in vitro et in vivo de dégénérescences maculaires, pourraient avoir un potentiel thérapeutique intéressant dans le cadre la MA.
Mon projet a donc pour objectifs :
1) de préciser l’impact du SC dans l’étiologie de la MA,
2) d’évaluer le potentiel thérapeutique d’un lipophénol pré-sélectionné sur la base d’un screening in vitro, dans deux modèles murins de la MA.





