Le 28 janvier, Alzheimer Europe, dont France Alzheimer est membre à publier un rapport essentiel actualisant les données de prévalence de la maladie d’Alzheimer et des maladies apparentées en Europe, dans son ensemble et par pays.
Le 28 janvier, Alzheimer Europe, dont France Alzheimer est membre à publier un rapport essentiel actualisant les données de prévalence de la maladie d’Alzheimer et des maladies apparentées en Europe, dans son ensemble et par pays.
L’objectif du rapport sur « la prévalence de la maladie d’Alzheimer et des maladies apparentées » est de fournir une actualisation des données sur le nombre de personnes souffrant de ces pathologies pour l’ensemble des pays européens, y compris ceux hors Union européenne (UE).
L’augmentation prévue sur l’ensemble des données abonde dans le sens des alertes réitérées par Alzheimer Europe et ses associations membres : l’Union européenne et ses décideurs politiques doivent agir pour que la société garantisse un soutien adapté aux personnes malades, à leurs familles, à leurs aidants et leur permette de vivre le mieux possible.
Les systèmes de santé doivent donc se doter d’infrastructures, de dispositifs et de services adaptés, en capacité de fournir une prise en soins de qualité et de soutenir les personnes vivant avec la maladie d’Alzheimer ou une maladie apparentée, et ce, du diagnostic jusqu’à la fin de vie.
De plus, les programme de recherche doivent, en tant qu’elle est une priorité, donner à la maladie d’Alzheimer et les maladies apparentées le statut qu’elles méritent, en priorisant la recherche fondamentale pour améliorer la compréhension de ces pathologies, les études cliniques pour développer le diagnostic et les traitements, et la recherche démographique sur les populations affectées, pour permettre une amélioration des réponses aujourd’hui apportées et insuffisantes !
Le message d’Alzheimer Europe à destination des décideurs politiques, à l’échelle européenne et nationale, est clair : le nombre de personnes vivant avec la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée ne va cesser d’augmenter dans les prochaines décennies. Ne pas agir dès à présent, ne pas investir suffisamment dans la santé, le soin et les systèmes de protection, ne pas fournir un soutien conséquent à la recherche et ne pas mettre en place une politique de prévention solide, serait une grave erreur face aux enjeux à venir et reviendrait à aggraver une situation déjà très alarmante !
Jean George, directeur exécutif d’Alzheimer Europe, s’est exprimé suite à la publication du rapport :
« La maladie d’Alzheimer est un défi d’ampleur pour l’Europe et nous espérons sincèrement que cette actualisation des données donnera l’impulsion nécessaires à nos décideurs politiques, aussi bien au niveau européen que national, pour prioriser ces pathologies et s’assurer que ce défi soit pris en compte dans les domaines de la santé, de la recherche, des politiques du handicap et du soutien aux proches aidants.
En particulier, nos décideurs politiques doivent œuvrer pour améliorer les services de soin, investir dans les structures dédiées au diagnostic, au traitement et agir pour aider les familles et les proches aidants qui viennent en soutien aux personnes malades. Ils doivent tenir compte de l’évolution démographique de la population et de la prévalence de ces maladies comme la maladie d’Alzheimer.
Notre manifeste d’Helsinki présente notre plan d’actions, au niveau européen et national, pour améliorer le quotidien des personnes malades, de leurs proches aidants et de leurs familles.
Nous réitérons cet appel à l’action et les points clés du manifeste d’Helsinki : il y a un besoin évident à la mise en place d’un plan d’action européen sur ces maladies et d’une mission de recherche dédiée, chaque pays devant se doter d’un financement permettant leur déploiement. »
En France, les données sont également alarmantes ! Plus de 1,4 million de personnes vivent actuellement avec une maladie d’Alzheimer ou une maladie apparentée, premières causes de perte d’autonomie dans notre pays.
Elles seront plus de 2,3 millions en 2050 !
Face à ces estimations, qu’attendons-nous pour agir ?
Qu’attendons-nous pour répondre aux besoins des familles ? Pour améliorer la prévention et l’accès au diagnostic ? Pour consolider le parcours de soins et d’accompagnement ? Pour développer les interventions non médicamenteuses (INM) ? Pour former les professionnels de santé et du médico-social ? Pour soutenir la recherche ? Pour permettre aux patients français d’avoir accès aux innovations thérapeutiques ?
Qu’attendons-nous pour agir alors que ces données viennent, une fois de plus, rappeler une évidence : nous sommes face à une priorité de santé publique et l’inaction d’aujourd’hui renforce le désarroi des familles et prépare la crise de demain !
Nous remercions toute l’équipe d’Alzheimer Europe pour ce travail remarquable et nécessaire pour soutenir nos démarches d’interpellation des pouvoirs publics et alerter sur les conséquences de l’inaction actuelle.
*Pour aider à comprendre et à utiliser les estimations de prévalence, Alzheimer Europe a développé une série de cartes et de données interactives. Sur cette page, vous trouverez quatre visualisations interactives présentant :
Les visiteurs peuvent modifier le pays, le sexe et les années, et exporter les données (copie, CSV et téléchargement d’images) pour les réutiliser dans des présentations et des rapports. Pour connaître les méthodes et les détails de calcul des taux de prévalence, veuillez consulter le rapport « Prévalence de la démence en Europe 2025 ».
Lors de l’utilisation d’images ou de données exportées dans des présentations ou des publications, veuillez citer le rapport (inclure la référence : https://doi.org/10.5281/zenodo.18339752) et, si possible, inclure un lien hypertexte vers cette page web : https://www.alzheimer-europe.org/dementia/prevalence-dementia-europe