Il n’existe pas encore de médicament capable de guérir de la maladie d’Alzheimer. A l’heure actuelle, les traitements permettent seulement de ralentir sa progression. Mais pour améliorer la qualité de vie des personnes malades, il existe aussi différentes interventions. Explications.

Côté traitements médicamenteux

Les quatre médicaments disponibles sur le marché visent à freiner l’évolution de la maladie et à réduire certains troubles du comportement. Les effets sont visibles : les proches comme les médecins notent une amélioration « modérée mais significative », dans les activités quotidiennes, le langage, le raisonnement, la mémoire… Dans quelques cas, il y a même une amélioration durable de l’attention et de l’autonomie !

« La prescription n’est pas automatique »

Quand prescrire… et à qui ?

Nausées, vomissements ou encore crampes musculaires… Il y a parfois des effets secondaires. Seuls certains médecins comme les neurologues ou les gériatres peuvent autoriser la première prescription. Officiellement, la Haute Autorité de Santé estime que les médicaments restent « une option (…) laissée à l’appréciation du médecin ». La prescription de ces traitements n’est donc pas automatique : cela dépend de chaque patient et de l’évolution de la maladie.

Côté soins « non médicamenteux »

Il faut envisager la prise en charge de façon globale et l’approche relationnelle (sans médicament) fait complètement partie de la stratégie. Son principe ? Adapter l’environnement, l’approche psychologique et l’aspect social pour préserver les capacités de chaque personne malade le plus longtemps possible. En pratique, cela peut se faire à domicile ou en institution… mais toujours dans un projet de soin global avec un personnel formé.

[Média : Témoignage professionnel approche non médicamenteuse, par exemple sur l’art thérapie]

Les différents types d’interventions

De nombreuses disciplines peuvent être bénéfiques, avec des ateliers adaptés aux besoins et aux goûts de chacun :

  • L’art : peinture, sculpture, écriture, musique, théâtre…
  • Le corps : gymnastique douce, tai-chi-chuan, sophrologie, relaxation…
  • Le cerveau : ateliers mémoire, ateliers réminiscence…
  • Soutien psychologique…

« Aider la famille et les soignants à adapter leur comportement »

Les soins non médicamenteux ont donc plusieurs avantages, et ce quelles que soient les actions mises en œuvre. Ils ont aussi un point commun : ils aident le patient à communiquer… et aident la famille et les soignants à adapter leur comportement.

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