19 mars 2018
« Appeler ça un chien… »

Tout en vivant avec la maladie, on peut continuer à profiter de la vie. Grâce à des visuels dédiés et décalés, France Alzheimer et maladies apparentées veut rappeler à l’ensemble de la société que les personnes touchées par la maladie d’Alzheimer, malgré les confusions dont elles peuvent être victimes, n’en oublient pas pour autant l’essentiel…

Depuis plusieurs années, France Alzheimer et maladies apparentées dresse un terrible constat : la société ne porte pas toujours un regard bienveillant sur les personnes qui vivent la maladie d’Alzheimer. Pire, elle porte parfois un regard biaisé. Ainsi, les professionnels de santé, les proches, les amis évoquent très souvent et à tort, le manque de lucidité, les incompréhensions ou l’absence de ressenti des personnes touchées par la maladie.
Une terrible erreur de jugement lorsque l’on sait qu’une personne, même atteinte par la maladie, continue d’éprouver du plaisir, d’avoir des émotions, des envies et des besoins.
Dans le cadre de sa grande campagne de sensibilisation nationale, France Alzheimer et maladies apparentées a imaginé 4 visuels pour alerter, de manière légère mais concrète, l’opinion et mettre fin aux idées reçues.

Appeler ça des bottes, mais toujours aimer courir…

S’il ne faut bien sûr pas négliger les troubles cognitifs inhérents à la maladie, il faut aussi rappeler que les personnes qui en souffrent ont toujours des capacités et qu’elles peuvent les exploiter dans différents types d’activités culturelles, sportives, artistiques… Etre malade, c’est continuer à faire ce que l’on a toujours aimé faire : se promener dans la forêt, savourer un bon plat, bricoler, jouer de la musique… Il suffit pour cela de prendre en compte ce que les personnes malades ont à dire, pour mieux répondre à leurs attentes et mieux les accompagner.

Personne ne sait en effet mieux que les personnes malades ce dont elles ont besoin. Pour combattre la maladie, nombre d’entre elles agissent de leur propre initiative, en participant à des ateliers thérapeutiques ou en s’inscrivant aux différents dispositifs d’accompagnement qui leur sont dédiés. Seules ou en groupe, elles continuent de jouer un rôle actif dans la société. « Faire du sport me sauve ! Je fais plus de kilomètres aujourd’hui qu’avant la maladie », confie ainsi Jérôme, diagnostiqué il y a quelques années. « J’ai découvert la peinture depuis peu, témoigne Gérald. Je ne me sens absolument pas jugé et j’ai beaucoup de plaisir à me laisser aller sur la toile ». A l’image de Gérald, on peut même se consacrer à de nouvelles passions et même se découvrir un talent certain.

Appeler ça une pomme, mais toujours en aimer le goût…

Grâce à son réseau d’associations départementales, à ses 2 200 bénévoles et aux actions mises en place au niveau local, France Alzheimer et maladies apparentées permet aux personnes malades et à leurs proches de participer à des activités  pensées pour eux. L’art-thérapie, qui favorise le développement des capacités créatives. La musicothérapie, qui stimule la personne malade et suscite chez elle des émotions. Les ateliers autobiographiques, qui, grâce à l’écriture, font ressurgir les souvenirs ou encore les jardins thérapeutiques, bénéfiques pour la stimulation de certains sens, pour la préservation des compétences manuelles et des savoir-faire.

Des exemples parmi d’autres d’ateliers mis en place par l’Association et qui permettent aux personnes malades  de profiter pleinement de la vie.

 

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