Député de l’Ardèche, membre de la Commission des affaires culturelles et de l’éducation, Fabrice Brun est également le co-président du groupe d’études Alzheimer et maladies neurodégénératives (MND) à l’Assemblée nationale.
Député de l’Ardèche, membre de la Commission des affaires culturelles et de l’éducation, Fabrice Brun est également le co-président du groupe d’études Alzheimer et maladies neurodégénératives (MND) à l’Assemblée nationale.
« Les maladies neurodégénératives (MND) touchent près de 4 millions de citoyens, en comptant les personnes malades et proches aidants, avec une prévision d’un doublement en 2050. Félicitons les associations qui œuvrent au quotidien pour la reconnaissance de ces maladies et l’aide aux familles. Notamment l’association France Alzheimer, avec qui j’ai l’occasion de travailler régulièrement. Je me réjouis de la publication de la stratégie nationale Maladie Neurodégénérative 2025-2030, à laquelle le Groupe d’Études Alzheimer et Maladie neurodégénératives à l’Assemblée nationale a pu contribuer. Cette nouvelle stratégie semble aller dans le bon sens, mais nous restons vigilants sur le développement de solutions pour les patients et les familles, notamment en zones rurales, où les familles doivent parcourir des dizaines de kilomètres pour se soigner. Même problématique pour les inégalités de répartition sur les Unité Cognitivo-Comportementales (UCC), l’accompagnement à domicile et le soutien et la prise en charge des aidants.
Cette stratégie doit également soutenir le travail important organisé par les associations de lutte contre les MND, car nombreuses sont encore les difficultés présentes notamment sur les questions du diagnostic, du manque de lieux spécialisés et de nouveaux moyens pour la recherche. Je resterai donc mobilisé sur ce sujet essentiel, et garde un œil vigilant sur la mise en place concrète de cette nouvelle stratégie que ce soit auprès des patients ou des familles. »
« Il est important de pouvoir former les élus municipaux, les services sociaux des Centres Communaux d’Action Sociale, ainsi que les policiers municipaux à mieux comprendre les maladies neurodégénératives. A ce titre, l’initiative portée par France Alzheimer, qui vise à labéliser les communes « ville aidantes Alzheimer », va dans le bon sens. Il s’agit de la signature d’une charte d’engagements réciproque pour un engagement actif en faveur des patients atteints par la maladie d’Alzheimer ou apparenté. Cela permet de renforcer l’inclusion, l’accessibilité et le maintien du lien social pour les personnes concernées, avec un engagement et des actions sur le terrain. Il s’agit d’une première solution dont les communes devraient se saisir. »
« Les maladies neurodégénératives sont la première cause de perte d’autonomie en France. Plusieurs enjeux doivent être explorés en priorité. En premier lieu, une sensibilisation accrue aux populations afin de détecter les premiers signes, effectuer un diagnostic et une prise en charge efficace. Ensuite, développer la recherche pour trouver des médicaments pouvant traiter ces maladies est une priorité, du fait du déremboursement des traitements existants par l’assurance maladie en 2018.
Enfin, le rajeunissement des patients est très préoccupant. Les MND sont diagnostiquées sur des patients de plus en plus jeunes et touchent des personnes de moins de 60 ans qui ne peuvent être admises au sein de structures spécialisées. Il sera également fondamental de réduire les différences territoriales de prise en charge, en mettant en place de meilleurs moyens d’accueil.
Voilà les enjeux majeurs : prévenir et mieux soigner, partout sur le territoire. »
Jean-François Rousset, autre co-Président du groupe d’études « Alzheimer et maladies neurodégénératives » a également répondu à nos questions. Retrouvez notre entretien ici.