La maladie d’Alzheimer est une pathologie neurodégénérative progressive qui affecte principalement les personnes âgées. Elle impacte sévèrement la mémoire, les fonctions cognitives et l’autonomie.

L’espérance de vie après un diagnostic d’Alzheimer varie selon l’âge, en particulier après 70, 80 ou 85 ans, ce qui en fait un enjeu de santé publique majeur.


 

 


 

Qu’est-ce que la maladie d’Alzheimer ?

C’est en 1906 qu’Aloïs Alzheimer découvre la maladie qui porte son nom. Cette affection entraîne une disparition progressive des neurones dans les régions du cerveau qui gèrent certaines capacités, comme la mémoire, le langage, le raisonnement ou encore l’attention. Les cellules perdent leurs fonctions, puis meurent.

En disparaissant, les neurones ne peuvent plus programmer efficacement un certain nombre d’actions. Les pertes de mémoire, troubles du comportement et autres symptômes apparaissent alors. Résultat : certaines facultés sont altérées et réduisent peu à peu l’autonomie de la personne.

Quels sont les facteurs de risques d’Alzheimer ?

La maladie d’Alzheimer est multifactorielle. Les recherches ont mis en évidence plusieurs facteurs de risque d’Alzheimer, parmi lesquels :

  • L’âge, premier facteur de risque : la prévalence augmente fortement après 65 ans, et surtout après 80 ans.
  • Le mode de vie : sédentarité, alimentation déséquilibrée, tabac, stress chronique.
  • Les maladies cardiovasculaires : hypertension, diabète de type 2, cholestérol élevé.
  • L’isolement social et la dépression non traitée.

D’autres pistes sont encore à l’étude, mais aucune preuve scientifique solide n’a confirmé un lien direct entre l’aluminium et Alzheimer.

Comment la maladie d’Alzheimer agit-elle sur le cerveau ?

La maladie d’Alzheimer est souvent associée à la perte de mémoire. En effet, ce sont les neurones localisés dans la région de l’hippocampe, siège de la mémoire, qui sont atteints en premier par le phénomène de dégénérescence.

Mais ce n’est pas tout ! À mesure que la maladie évolue, d’autres zones du cerveau sont affectées, altérant la communication, les gestes, les décisions et les actes de la vie quotidienne. Cela nécessite souvent l’accompagnement d’un aidant.

La maladie entraîne deux types de lésions du système nerveux central : le dysfonctionnement d’une protéine appelée “Tau” et l’apparition de plaques “séniles” liées à la protéine “bêta amyloïde”.

Peu à peu, ces lésions se multiplient et envahissent les régions supérieures du cerveau. La maladie devient alors de plus en plus visible. C’est souvent à ce moment qu’un diagnostic est posé.

Alzheimer est-elle une maladie héréditaire ?

Les études montrent que dans 99 % des cas, la maladie d’Alzheimer n’est pas héréditaire. Seule une minorité (1 %) est due à un gène défectueux transmis par l’un des parents. Ces formes héréditaires rares se développent généralement avant 65 ans.

L’Inserm indique que 10 % des cas de maladie d’Alzheimer chez les personnes de moins de 65 ans sont de nature familiale héréditaire.

À quel âge peut-on développer la maladie d’Alzheimer ?

La maladie d’Alzheimer apparaît le plus souvent après 65 ans, avec une prévalence de 3 % dans cette tranche d’âge. Ce chiffre grimpe à plus de 20 % chez les plus de 80 ans, ce qui fait de l’âge un facteur de risque majeur d’Alzheimer.

Plus de 65 000 personnes de moins de 65 ans sont néanmoins touchées par cette pathologie en France, ce qui soulève des enjeux spécifiques : maintien de l’emploi, soutien familial, et accès à des dispositifs adaptés.

Source : Dementia in Europe Yearbook 2019 – Estimating the prevalence of dementia in Europe

Comment évolue la maladie d’Alzheimer ?

L’évolution de la maladie est très variable d’une personne à l’autre. Elle dépend de nombreux facteurs : âge au moment du diagnostic, état de santé global, qualité de la prise en charge et présence d’autres pathologies. On distingue six stades de la maladie d’Alzheimer, souvent regroupés en trois phases principales :

  • Stade 1 et 2 (formes très légères à légères) : troubles discrets de la mémoire à court terme, espérance de vie encore peu impactée.
  • Stade 3 – Stade léger : environ 25 % de l’hippocampe diminue en volume. La personne a des oublis fréquents, notamment de noms ou d’événements récents.
  • Stade 4 – Stade modéré : atteinte d’autres zones cérébrales. Troubles du langage, du raisonnement et de la reconnaissance. La personne commence à perdre en autonomie.
  • Stade 5 : besoins accrus d’assistance pour les tâches quotidiennes. La mémoire s’altère davantage.
  • Stade 6 – Stade sévère : perte quasi complète de l’autonomie, la démence s’installe, avec une espérance de vie significativement réduite.

Quelle est l’espérance de vie d’une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer ?

L’espérance de vie d’une personne atteinte d’Alzheimer varie généralement entre 8 et 12 ans après le diagnostic, mais cela dépend fortement de l’âge au moment de l’apparition de la maladie :

  • Après 70 ans, l’espérance de vie peut varier entre 7 et 10 ans.
  • Après 80 ans, elle est souvent réduite à 5 à 7 ans.
  • Après 85 ans, elle peut descendre à 3 à 5 ans en moyenne, selon l’état de santé général et les soins prodigués.

Peut-on mourir de la maladie d’Alzheimer ?

La maladie d’Alzheimer n’est pas une cause directe de décès, mais elle favorise des complications graves. Les troubles de la déglutition, par exemple, augmentent les risques de pneumonie, l’une des principales causes de mortalité chez les personnes atteintes.

La perte de mobilité accroît également les risques d’escarres, de chutes, ou d’infections urinaires sévères.

Existe-t-il un traitement contre la maladie d’Alzheimer ?

À ce jour, il n’existe pas encore de traitement curatif contre la maladie d’Alzheimer. Certains médicaments comme le Donépézil (Aricept), la Rivastigmine (Exelon), la Galantamine (Reminyl) et la Mémantine (Ebixa) peuvent atténuer temporairement les symptômes cognitifs.

Depuis 2018, ces médicaments ne sont plus remboursés en France, mais des traitements innovants suscitent de nouveaux espoirs. C’est le cas du Lecanemab (Leqembi), un anticorps monoclonal autorisé en Europe début 2025, qui pourrait ralentir la progression de la maladie en ciblant les dépôts de bêta-amyloïde.

Malheureusement, ces traitements ne sont pas encore disponibles en France à la suite des avis négatifs décernés par la Haute Autorité de Santé.

Est-il possible de ralentir la maladie d’Alzheimer ?

S’il n’existe pas de traitement curatif, ralentir l’évolution de la maladie d’Alzheimer est possible, surtout aux premiers stades avec :

  • Une activité physique régulière, bénéfique pour le cerveau et les fonctions motrices.
  • Une meilleure stimulation cognitive : jeux de mémoire, lecture, échanges sociaux.
  • Une alimentation saine, notamment de type méditerranéen.
  • Une vie sociale active, pour éviter l’isolement, un facteur de risque majeur.
  • Un suivi médical adapté, avec traitements symptomatiques et accompagnement.

Une prise en charge précoce améliore la qualité de vie et peut allonger l’espérance de vie avec Alzheimer, notamment après 70 ou 80 ans.

FAQ : Maladie d’Alzheimer et espérance de vie

Quels sont les premiers signes de la maladie d’Alzheimer ?

Troubles de la mémoire à court terme, difficultés à trouver ses mots, perte d’objets, désorientation temporelle.

Quelle est l’espérance de vie après un diagnostic d’Alzheimer après 70 ans ?

L’espérance de vie varie entre 7 et 10 ans, selon l’état général et la prise en charge.

Et après 80 ou 85 ans ?

Après 80 ans, elle est en moyenne de 5 à 7 ans. Après 85 ans, elle tombe à 3 à 5 ans, selon les complications.

Comment ralentir la progression d’Alzheimer ?

Il est conseillé de maintenir une activité physique et intellectuelle, une alimentation équilibrée, un suivi médical et un environnement social stimulant.

Peut-on prévenir Alzheimer ?

On ne peut pas totalement prévenir la maladie, mais agir sur les facteurs de risque d’Alzheimer permet de réduire sa probabilité : exercice régulier, alimentation méditerranéenne, contrôle de la pression artérielle, arrêt du tabac, etc.