Quel rôle les virus jouent-ils dans la maladie d’Alzheimer ?

VirAlz - Viral infections in Alzheimer's disease: a multi-viral approach

Avec son équipe bordelaise, la chercheuse Catherine Helmer explore le rôle que pourraient jouer les virus, associés à des facteurs de susceptibilité génétiques, dans le développement de la maladie d’Alzheimer, ouvrant la voie à de nouvelles stratégies de prévention.

Depuis des années, des chercheurs ont développé une hypothèse originale, qui reste encore à prouver chez l’Homme : la maladie d’Alzheimer serait favorisée par des virus, qui provoqueraient l’apparition des lésions cérébrales et par la suite des troubles cognitifs. À ce jour, la majorité des études sur ce sujet ont été réalisées en laboratoire et ont concerné seulement quelques virus, alors qu’il est probable que plusieurs virus puissent combiner leurs effets pour favoriser la survenue de la maladie. De plus, les chercheurs pensent que les virus ne provoquent pas à eux seuls la maladie, mais qu’ils doivent être associés à des facteurs dits de susceptibilité qui entraîneraient l’apparition des lésions chez certaines personnes et pas chez d’autres.

Soutenus par France Alzheimer, Catherine Helmer et son équipe bordelaise se sont intéressés de façon globale aux nombreux virus qu’une personne peut avoir rencontrés au cours de sa vie, en tenant compte des facteurs de susceptibilité individuels, notamment génétiques, des personnes. Ils ont analysé pour cela de grandes banques de données biologiques à la recherche de plus de 200 virus connus, comme ceux de l’herpès, de l’hépatite C ou de la grippe. Ce projet permettra ainsi de mieux comprendre comment et chez qui les virus peuvent favoriser la survenue de la maladie d’Alzheimer. À la clé, de nouvelles pistes pour prévenir la maladie en empêchant la réactivation des virus chez les personnes les plus à risque, c’est-à-dire présentant des facteurs de susceptibilité, par exemple grâce à des traitements antiviraux voire des vaccins. Si cette hypothèse se confirme,  le développement de la maladie pourrait être bloqué avant qu’elle n’entraîne des dommages irrémédiables dans le cerveau.

Ce projet est toujours en cours, son lancement ayant été retardé pour diverses raisons, notamment la pandémie de Covid-19. Cet article sera mis à jour dès que la chercheuse communiquera les résultats de ses travaux.

La seconde version est p