Mode de vie, mémoire et maladie d’Alzheimer : comprendre les liens au fil du temps

DATA Link - Relations dynamiques entre trajectoires de mode de vie, cognition et biomarqueurs de la cascade neuropathologie de l’Alzheimer

La docteure Samieri a étudié comment les habitudes de vie dès la quarantaine, notamment l’alimentation et l’activité physique, influencent le risque de développer la maladie d’Alzheimer afin d’identifier les meilleures stratégies de prévention.

Comment prévenir la maladie d’Alzheimer ? Les chercheurs ont identifié ces dernières années certains facteurs liés au risque de développer la maladie, parmi lesquels la nutrition (combinant activité physique et alimentation). Toutefois, il reste beaucoup de travail pour démêler les liens complexes entre notre alimentation et le risque de développer, des dizaines d’années plus tard, la maladie. Le docteur Cécilia Samieri et son équipe vont développer des modèles statistiques innovants pour décrire le lien entre mode de vie et certains biomarqueurs de la maladie d’Alzheimer. Ces modèles vont être appliqués à deux grandes cohortes, l’une française et l’autre américaine, qui ont suivi plusieurs dizaines de milliers de personnes depuis l’âge de 40 ans. Les chercheurs bordelais espèrent ainsi comprendre quand et comment le mode de vie peut avoir une influence sur le risque de démence à un âge avancé.

Cette étude portée par la docteure Cécilia Samieri a eu pour objectif de déterminer comment le mode de vie dès la quarantaine, notamment l’alimentation, a pu influencer l’apparition et l’évolution de la maladie d’Alzheimer. Son équipe a analysé l’évolution des habitudes de vie dans deux grandes cohortes afin d’identifier les facteurs les plus importants, les bonnes combinaisons d’habitudes et le moment idéal pour agir en prévention.

Les résultats ont permis de mieux définir des stratégies personnalisées pour réduire le risque de maladie d’Alzheimer. Ils ont été diffusés à travers des publications scientifiques, des congrès et des actions d’information auprès du grand public.

Ce projet a également mis en évidence que certaines modifications du poids ou de l’activité physique avant le diagnostic pouvaient être des conséquences précoces de la maladie plutôt que des causes. Cela a permis de mieux comprendre les liens entre les habitudes de vie, les mécanismes biologiques de la maladie d’Alzheimer et les changements du cerveau. Ces travaux ont contribué à définir une prévention personnalisée, notamment autour de la nutrition et du mode de vie.