Quels sont les premiers signes d’alerte de la maladie d’Alzheimer ? Comment se passe le diagnostic ? Du début de la maladie à l’annonce du verdict, de nombreuses étapes se mettent en place pour la personne malade et sa famille. 

Les premiers signes qui peuvent alerter

Perte de notion du temps, changement d’humeur fréquent, oubli d’évènements récents… les signes d’un début de maladie peuvent revêtir plusieurs formes. S’ils ne sont pas nécessairement liés à un commencement de maladie, les 10 signes suivants doivent néanmoins vous alerter :

  1. Des pertes de mémoire

La personne oublie de plus en plus souvent des évènements récents tout en gardant une très bonne mémoire des souvenirs anciens.

  1. Des difficultés croissantes pour accomplir des tâches quotidiennes

Préparer un repas, faire les courses, gérer ses médicaments, conduire sa voiture… Des tâches pourtant simples deviennent de plus en plus problématiques.

  1. Des problèmes de langage

La personne a des difficultés pour trouver des mots simples, et en utilise d’autres plus ou moins appropriés.

  1. Une désorientation dans le temps et dans l’espace

Le sens de l’orientation global diminue : la personne peut même se perdre dans des endroits pourtant familiers ou encore confondre les saisons.

  1. Des difficultés de raisonnement

La personne rencontre des obstacles pour effectuer des formalités administratives, gérer ses finances, rédiger un chèque ou encore appeler quelqu’un au téléphone.

  1. Des pertes d’objets

La personne développe une tendance à placer des objets dans des endroits insolites… sans jamais les retrouver.

  1. Une altération du jugement

Des difficultés à évaluer les situations : la personne porte par exemple des vêtements d’hiver en été ou fait des achats démesurés de nourriture…     

  1. Une modification du comportement

Les proches constatent l’apparition d’une tendance dépressive ou des manifestations d’anxiété, d’irritabilité…

  1. Des pertes de motivation

La personne perd toute envie, même pour les activités qui étaient auparavant une passion.

  1. Un changement de personnalité

La personne devient totalement différente de ce qu’elle était et perd son caractère propre.

Une démarche diagnostique réfléchie

Pour l’heure, il n’existe par de traitements capables de guérir la maladie d’Alzheimer. Il est pourtant indispensable de poser rapidement un diagnostic pour mettre en place un plan d’aide adapté et un accompagnement efficace. Pour en savoir plus sur les aides disponibles, cliquez-ici.

Un premier acte essentiel

Première chose à faire : consulter un médecin généraliste et lui parler des signes que vous avez pu remarquer. C’est lui qui pourra établir une première évaluation de la situation et vous guider dans les démarches à entreprendre ou vous orienter vers une consultation plus spécialisée.

« Pour poser un diagnostic précis, plusieurs techniques sont exploitées »

 

Un diagnostic pluridisciplinaire

Le diagnostic de la maladie d’Alzheimer est long et complexe à établir en particulier à cause de l’évolution progressive des symptômes. Il est parfois difficile de faire une distinction entre ce qui est bénin et ce qui relève de la maladie, puis, dans un, second temps, d’identifier la cause (syndrome dépressif, problème thyroïdien ou maladie neurodégénérative. Cette étape est primordiale car certaines causes peuvent êtres curables., pour poser un diagnostic précis plusieurs examens sont exploitées :

Le bilan neuropsychologique

  • La méthode : une série de tests adaptés au patient sous forme de questions ou de tâches simples à accomplir.
  • L’objectif : évaluer les troubles cognitifs du patient (mémoire, langage, compréhension, raisonnement…) et détecter les symptômes le plus tôt possible.

L’imagerie cérébrale

  • La méthode : utilisation d’une IRM (imagerie par résonance magnétique) ou d’un scanner pour observer l’aspect et le volume de certaines zones cérébrales.
  • L’objectif : mettre en évidence des diminutions de certaines parties du cerveau et s’assurer qu’il n’existe pas d’autres maladies.

L’examen neurologique

  • à La méthode : le médecin demande au patient de réaliser des mouvements et des tests corporels et faciaux comme des grimaces.
  • à L’objectif : déceler chez la personne d’éventuels problèmes nerveux qui se répercutent sur la marche, l’équilibre, l’élocution…

Le bilan médical global

  • La méthode : un examen complet du patient avec notamment des analyses en laboratoire.
  • L’objectif : s’assurer que le patient n’est pas atteint d’une autre maladie organique ou d’une autre affection du cerveau ou du système nerveux, ce qui impliquerait une prise en charge différente.

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