Quelles sont les personnes les plus touchées par la maladie ? Pourquoi ont-elles plus de risques que les autres ? Que faire pour limiter l’apparition des troubles ? Autant de questions clés auxquelles nous tentons de répondre ici.

Les facteurs de risque

Dans l’état actuel des connaissances, l’origine exacte de la maladie reste mal connue mais les chercheurs ont mis en évidence des circonstances favorisant le développement des pathologies de type Alzheimer. Elles sont liées à des prédispositions génétiques et à de multiples facteurs environnementaux, appelés  » facteurs de risque  » : 

  • l’âge : les personnes âgées sont les plus touchées
  • le sexe : le risque d’apparition de la maladie est plus important chez les femmes après 80 ans
  • la prédisposition aux risques vasculaires
  • le diabète, les troubles lipidiques, l’hypertension artérielle, le tabac
  • les antécédents familiaux : dans environ 1 % des cas seulement

Les axes de prévention

Boire régulièrement du café ou du vin, augmenter sa consommation de vitamine B et d’oméga-3, faire des sudokus et autres mots croisés… Nous avons tous lu ou entendu ce genre de conseils. Info ou intox ? Voici des éléments de réponse.

  • Manger mieux

Plusieurs études ont mis en évidence le rôle de l’alimentation dans la prévention de la maladie d’Alzheimer. Privilégiant la consommation de poissons, de fruits, de légumes et d’huile d’olive, le régime méditerranéen semble avoir tout bon ! On a par exemple constaté une diminution des risques du déclin des fonctions supérieures (dites cognitives) touchant à la connaissance comme la mémoire chez des personnes qui consomment du poisson deux ou trois fois par semaine.

  • Bouger plus

Inutile d’être sportif de haut niveau ! Mais maintenir une activité physique à tous les âges de la vie permet de se maintenir en forme mais aussi de prévenir les lésions vasculaires en diminuant la glycémie, l’hypertension artérielle et le cholestérol. Cela peut être marcher ou simplement monter les escaliers au lieu de prendre systématiquement l’ascenseur.

  • Remuer ses méninges

Plus on a développé ses réseaux de neurones dans sa vie, plus l’apparition des symptômes serait retardée : c’est ce qu’on appelle la réserve cognitive. Mais comme pour tout, les capacités intellectuelles, ça s’entretient ! Grâce à des ateliers stimulant la mémoire, la logique ou la réflexion, des études ont montré les bienfaits des activités dites  » intellectuelles  » sur la prévention des risques.

« Améliorer la qualité de vie des personnes malades et des membres de leur famille »

Aujourd’hui, il n’y a aucun moyen scientifiquement prouvé d’éviter la maladie d’Alzheimer même si, on le sait, certains facteurs sont prépondérants : le niveau d’éducation, le diabète, la consommation de fruits et légumes… Il faudra, sans doute, encore 5 à 10 de recherche pour proposer une prévention individualisée avec des recommandations spécifiques.

Cependant, une fois la maladie déclarée, il est toujours possible de prévenir les conséquences de celle-ci sur la qualité de vie de la personne malade et de son aidant en luttant contre l’isolement social, l’épuisement de l’aidant…

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