C’est en 1906 qu’Aloïs Alzheimer découvre la maladie qui porte désormais son nom. Cette affection entraîne une disparition progressive des neurones dans les régions de notre cerveau qui gèrent certaines capacités comme la mémoire, le langage, le raisonnement ou encore l’attention.

Un vrai bouleversement !

En disparaissant, les neurones ne peuvent plus programmer efficacement un certain nombre d’actions. Résultat : certaines facultés sont altérées et réduisent peu à peu l’autonomie de la personne. Mais si la maladie d’Alzheimer apparaît plus souvent chez les personnes âgées, elle n’est pas pour autant une conséquence normale du vieillissement !

« Pas seulement une maladie de la mémoire… »

La maladie d’Alzheimer est souvent associée à la perte de mémoire. Et en effet, ce sont les neurones localisés dans la région de l’hippocampe, siège de la mémoire, qui sont atteints en premier. Mais ce n’est pas seulement une maladie de la mémoire. Au fur et à mesure de son évolution, d’autres zones du cerveau peuvent être touchées, compliquant la capacité à communiquer, à réaliser plusieurs choses en même temps ou les actes de la vie quotidienne…

La science nous en dit plus

La maladie entraîne deux types de lésions du système nerveux central :

  • Le dysfonctionnement d’une protéine essentielle aux neurones appelée « Tau ».
  • L’apparition de plaques dites « séniles » due à une autre protéine (bêta Amyloïde) qui se dépose à l’extérieur des neurones et plus dedans.

Peu à peu, ces lésions se multiplient et envahissent les régions supérieures du cerveau. La maladie devient alors de plus en plus visible.

[+ Vidéo « les lésions cérébrales responsables de la maladie »]

Une évolution au cas par cas

Chaque cas est spécifique c’est pourquoi les stades de la maladie sont ressentis à un rythme différent pour chacun. Il est pourtant possible de dégager 3 grandes étapes d’évolution de la maladie :

  • Stade léger : environ 25 % de l’hippocampe diminue en volume et le lien entre mémoire à court terme et à long terme se fait plus difficilement. La personne a des oublis bénins de noms ou d’évènements récents qui s’intensifient avec le temps.
  • Stade modéré : d’autres zones du cerveau sont touchées, ce qui engendre des troubles des gestes, du langage et de la reconnaissance. La personne a besoin d’une aide pour certaines activités (se déplacer, gérer son budget, faire à manger…)
  • Stade sévère : les lésions progressent et la récupération des informations est quasiment impossible : les évènements et informations passés disparaissent de la mémoire. La personne a perdu son autonomie pour presque tous les actes de sa vie quotidienne.

« Il m’arrive souvent d’avoir des pertes de mémoire, ai-je la maladie d’Alzheimer ? »

C’est une question que beaucoup de personnes se posent… et la réponse est non !
Oublier occasionnellement un rendez-vous, le nom d’un collègue ou un numéro de téléphone est tout à fait banal. C’est la combinaison de plusieurs troubles comme des problèmes de langage, des troubles de l’attention mais aussi de la mémoire et leur répercussion dans la vie quotidienne qui doit vous alerter.

« La maladie d’Alzheimer n’est pas héréditaire dans 99 % des cas »

7 idées reçues sur la maladie d’Alzheimer

Si la maladie est maintenant mieux connue et étudiée, de nombreuses idées reçues circulent encore…

  1. C’est une conséquence naturelle de la vieillesse

Faux ! C’est une maladie bien spécifique et aujourd’hui encore incurable. Elle provoque une disparition lente et progressive des neurones.

  1. Elle touche seulement les personnes âgées

Faux. Le pourcentage de personnes malades augmente avec l’âge mais la maladie touche aussi 20 000 personnes de moins de 65 ans en France !

  1. Mon proche est atteint, alors moi aussi j’aurai la maladie

Faux. Seulement 1 % des cas sont dits « héréditaires », c’est-à-dire quand la personne maladie a été transmise par un parent.

  1. Je fais des mots fléchés et des sudokus tous les jours… je suis protégé !

Faux. S’ils sont excellents pour le cerveau, aucune étude ne prouve que ces exercices protègent de la maladie. En revanche ils peuvent ralentir son évolution !

  1. La maladie est surtout difficile pour l’entourage car la personne malade ne se rend compte de rien.

Faux ! La maladie est évolutive, et les personnes malades sont souvent, au moins par moment, conscientes de leurs pertes de mémoire et de leurs défaillances. Cela provoque souvent beaucoup d’anxiété.

  1. Aujourd’hui il est facile de diagnostiquer la maladie.

Faux. Le diagnostic est complexe et long à établir. Le médecin généraliste joue souvent un rôle essentiel : c’est lui qui peut détecter l’apparition des premiers signes.

  1. En cas de maladie, je serai de toute façon soigné !

Vrai / Faux. Aujourd’hui, aucun médicament n’est encore capable de guérir la maladie ! D’autres solutions existent comme des médicaments qui atténuent certains symptômes. Enfin, des thérapies non-médicamenteuses (dit soins psycho-sociaux) aident les personnes malades à mieux vivre avec la maladie.

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