31 mars 2020
Vente des vins <br/>des Hospices de Nuits-Saint-Georges au profit de France Alzheimer

La 59e édition de la vente des vins des Hospices de Nuits-Saint-Georges a permis de collecter des fonds pour l’association France Alzheimer. Avec cette somme, l’association départementale de la Côte-d’Or compte déployer un peu plus ses actions sur son territoire.

La célèbre vente des vins des Hospices de Nuits-Saint-Georges s’est tenue le 8 mars dernier au Château du Clos Vougeot (Côte-d’Or).
123 pièces issues de la récolte 2019 ont été mises aux enchères ainsi qu’un fût vendu au profit de l’association. C’est ce que l’on appelle : la pièce de charité. Et cette année, c’est France Alzheimer et maladies apparentées qui a été sélectionnée.

La vente de la pièce de charité et l’appel aux dons auquel a notamment répondu le Syndicat viticole de Nuits-Saint-Georges ont permis de collecter 41.230 euros.

Lors de cet événement bourguignon, France Alzheimer a été soutenue par l’acteur, Thierry Frémont, qui a notamment reçu un Emmy Award pour son interprétation de Francis Heaulme dans le film Dans la tête du tueur. France Alzheimer était également représentée par la présidente de l’association départementale, Christine Jottras et par le directeur délégué de l’Union nationale, Benoît Durand.

 « C’était un formidable week-end. Un week-end placé sous le signe de la bienveillance », indique Christine Jottras.

Les fonds collectés seront répartis entre l’Union nationale et l’association départementale. Cette dernière souhaite les utiliser afin de développer ses actions sur l’ensemble de son territoire. « Cette démarche a déjà commencé », enchaîne la présidente de l’association France Alzheimer Côte-d’Or. « Nous travaillons en collaboration avec l’ADMR, un réseau associatif de services à la personne en milieu rural, et nous allons installer 32 points d’accueil dans les ADMR pour les aidants, pour les accompagner, pour écouter leurs besoins et pour répondre à leurs attentes. Nous avons déjà des antennes en Côte-d’Or et nous allons ainsi encore en déployer, pour être au plus près des personnes malades et des aidants. Ce n’est pas facile d’oser demander de l’aide. Et nous devons donc être au plus près des familles pour les aider à faire ce pas. Cette proximité est très importante. »

Pour Benoît Durand, la vente des vins des Hospices de Nuits-Saint-Georges a également permis de donner de la visibilité à l’association. « Ce genre de manifestation sert à la notoriété de notre association. Cet événement nous a également permis de nouer des contacts et de rencontrer des personnalités politiques, des personnes du monde médical ou encore de l’éducation. »

Christine Jottras acquiesce. « Nous avons notamment pu discuter avec François Poher, le directeur des Hospices Civils de Beaune. Il a été très attentionné et bienveillant. En se quittant dimanche soir, il nous a dit que notre collaboration allait continuer parce que l’hôpital public a besoin des associations. Et nous, à France Alzheimer, nous avons cette volonté de travailler avec les acteurs du territoire. Les familles en ont besoin pour qu’il y ait une cohérence dans l’accompagnement. »

La présidente de France Alzheimer Côte-d’Or évoque aussi ces contacts noués avec des médias locaux. « Ils ont donné de France Alzheimer une image d’association dynamique qui est au service des familles, mais pas n’importe comment. Une association qui propose des activités d’accompagnement et de soutien ainsi que des moments de vivre-ensemble. Je pense notamment à nos bistrots musicaux qui permettent aux personnes malades ou non d’échanger, de partager des bons moments et des émotions ensemble. Nous souhaitons d’ailleurs développer ces bistrots musicaux et je pense que les fonds récoltés vont y contribuer. »

Christine Jottras glisse enfin le moment qui l’a le plus émue lors de ce week-end. C’était ce dimanche, lors du défilé dans les rues de Nuits-Saint-Georges. « Ce moment m’a émue parce que des couples aidants-aidés se trouvaient au bord de la route. Ils regardaient le défilé et ça m’a beaucoup touchée parce que cela veut dire qu’on fait encore partie de la société, que l’on peut encore partager des moments forts de la vie de la cité. C’est ça aussi, notre défi au sein de l’association : permettre aux couples aidants-aidés de sortir, de maintenir ce lien social avec les autres. »