France Alzheimer vous tient informé des différentes actions menées par les pouvoirs publics pour faire avancer la cause des personnes malades et de leur famille.

Financement public de la perte d’autonomie : des inquiétudes subsistent

Le projet de loi 2018 de financement de la Sécurité sociale prévoit de diminuer de 64 M€ environ la dotation de l’Etat aux départements. Une somme qui permet notamment de financer l’allocation personnalisée d’autonomie (APA) dont bénéficient 1,2 million de Français. Les risques de cette coupe budgétaire ? Inciter les conseils départementaux à sous-évaluer les besoins des bénéficiaires afin de réduire leurs dépenses globales d’APA et créer des disparités des montants versés selon les départements. L’Association a donc récemment alerté le Gouvernement sur le sujet et l’a appelé à trouver des solutions de financements complémentaires permettant de sécuriser la prise en charge publique de la perte d’autonomie.

Loi vieillissement : un premier bilan mitigé

Près de deux ans après l’entrée en vigueur de la loi pour l’adaptation de la société au vieillissement, un premier bilan est possible :

  • Une application disparate qui ne fait qu’aggraver des inégalités déjà existantes. Ainsi, les personnes en situation de perte d’autonomie sont traitées de façon plus ou moins favorable en fonction de l’endroit où elles habitent.
  • Un très faible recours au droit au répit des aidants qui consiste en une aide annuelle de 500 euros maximum destinée à financer l’accueil de la personne en perte d’autonomie dans des structures de répit. En cause ? Des conditions d’accès trop restrictives.
  • Des avancées pour concilier rôle d’aidant et vie professionnelle avec l’élargissement du don de jours de congé non pris entre salariés.
  •  La question du financement global de la perte d’autonomie non résolue, avec des estimations portant à plus de 5 millions les personnes de plus de 85 ans à l’horizon 2025.

Don de jours de congé : une première avancée

Cette proposition de loi visant à permettre le don de jours de congés non pris entre salariés au bénéfice des aidants de personnes en situation de perte d’autonomie est évidemment une bonne chose. Mais elle ne peut constituer à elle seule, une réponse globale au besoin des aidants. D’autres mesures doivent être prises afin de compléter le dispositif.

EHPAD : une mission parlementaire en cours

À la suite d’une grève très médiatisée dans un EHPAD du Jura au cours de l’été 2017, une mission gouvernementale a été diligentée par la Ministre des Solidarités et de la Santé. Plusieurs préconisations en sont ressorties :

  • Augmenter le ratio de personnel présent en EHPAD.
  • Prévoir la présence d’un infirmier diplômé la nuit en astreinte ou en poste.

France Alzheimer et maladies apparentées met également l’accent sur d’autres besoins : favoriser l’accessibilité financière des établissements, améliorer la formation des professionnels intervenant dans les EHPAD et poursuivre le développement des possibilités d’hébergement séquentiel programmé.

Droit au diagnostic : une journée pour en parler

Le 17 janvier dernier, une journée d’échanges a été organisée pour faire progresser l’accès au diagnostic et l’entrée dans le parcours de soins. Avec la présence d’experts de différentes disciplines et des personnes atteintes de maladies neurodégénératives, plusieurs sujets ont été abordés. Parmi eux, la définition du moment opportun du diagnostic, l’exigence du droit au diagnostic sous les angles juridiques d’une part et éthique de l’autre ainsi que la question de l’accompagnement post-diagnostic.

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