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Perte de notion du temps, difficultés à se repérer dans l’espace, changements d’humeur fréquents, hésitations au moment d’employer des mots simples pour désigner les choses, oublis d’évènements récents… S’ils ne sont pas nécessairement liés à un commencement de maladie, ces signes méritent qu’on y prête attention.

Ils doivent aussi et surtout inciter la personne qui en souffre (mais aussi son entourage proche) à initier une démarche diagnostique. A l’issue de celle-ci, le doute sera levé et permettra, maladie neurodégénérative avérée ou non, de définir une prise en soin adaptée.

Podcast Alzheimer la radio « Vos questions nos réponses : Diagnostic », animé par : Anne des Roseaux ; Invité(s) : Claire Paquet, Maïté Fontaine

Plusieurs étapes à respecter

* Le médecin généraliste comme porte d’entrée. Il importe de consulter, en premier lieu, un médecin généraliste et de lui parler des signes qui posent question… C’est lui qui pourra établir une première évaluation de la situation et vous guidera dans les démarches à entreprendre ou vous orientera vers une consultation plus spécialisée.

* Un diagnostic pluridisciplinaire. Le diagnostic de la maladie d’Alzheimer est complexe à établir à cause de l’évolution progressive des symptômes. Plusieurs tests et examens sont réalisés à l’hôpital (consultation mémoire) ou en cabinet libéral sous la coordination d’un neurologue, d’un gériatre ou d’un psychiatre :

  • le bilan neuropsychologique  consiste en une série de tests adaptés sous forme de questions ou de tâches simples à accomplir pour évaluer les troubles cognitifs (mémoire, langage, compréhension, raisonnement…) et détecter les symptômes le plus tôt possible.
  • l’imagerie cérébrale via un examen IRM (imagerie par résonance magnétique) ou un scanner permet d’ observer l’aspect et le volume de certaines zones cérébrales, de mettre en évidence des diminutions de certaines parties du cerveau et de s’assurer qu’il n’existe pas d’autres maladies. Un nouveau système d’imagerie appelé tomographie par émission de positons (TEP) permet maintenant de détecter les plaques amyloïdes et les protéines Tau dans le cerveau grâce à des radiotraceurs injectés au patient.
  • l’examen neurologique implique pour la personne de réaliser des mouvements, des tests corporels et faciaux pour déceler d’éventuels problèmes nerveux qui se répercutent sur la marche, l’équilibre, l’élocution…
  • le bilan médical global se traduit par des analyses en laboratoire pour s’assurer qu’il ne s’agit pas d’une maladie organique ou d’une autre affection du cerveau ou du système nerveux.
Le diagnostic de la maladie repose sur tout un examen clinique. Des tests sanguins et prélèvements du liquide céphalo-rachidien permettent de doser les protéines anormales Tau et Bêta-Amyloïde, et apportent des informations complémentaires au médecin pour certains cas.

Diagnostic : le plus tôt sera le mieux

Diagnostiquer toujours plus tôt la maladie d’Alzheimer ou une pathologie apparentée : c’est tout l’enjeu d’une prise en soin adaptée et personnalisée. En 2018, seules 50 % des personnes malades d’Alzheimer ou atteintes par une pathologie apparentée sont diagnostiquées. Et parmi celles-ci, la majorité le serait malheureusement à un stade déjà avancé de la maladie. Un stade où la prise en soin est moins efficace. Diagnostiquer en amont la maladie, c’est offrir à la personne malade et son entourage de réelles opportunités de mieux vivre avec la maladie. Et ce, même si aucun traitement curatif n’existe à ce jour.

Le chiffre

1 nouveau cas de maladie d'Alzheimer diagnostiqué toutes les 3 minutes, soit près de 616 nouveaux cas par jour

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