Formation des aidants – Témoignage de François

8 septembre 2023
Formation des aidants – Témoignage de François

Depuis longtemps, j’étais aidant de fait alors comment pouvait-on m’apprendre à aider l’être cher qui m’a mis au monde ? Je croyais tout connaitre de lui, je n’avais pas de leçon à recevoir.

Puis face aux signes d’évolution de la maladie de ma maman, je me suis dit que je ne risquais rien d’essayer : comme c’est gratuit, libre et sans engagement j’ai sauté le pas.

Un vendredi après-midi, pour la première session, nous nous sommes retrouvés 8 aidants, un bénévole formé de France Alzheimer et une psychologue. Un peu intimidé, je me suis tout de suite senti à l’aise. Nous avons signé un engagement de confidentialité accompagné par le sourire des deux animateurs qui ont su nous mettre à l’aise.

Après un tour de table de présentation, une douce chaleur humaine s’est diffusée naturellement parmi nous : nous n’étions plus des aidants seuls, mais 8 femmes et hommes en quête de soutien mutuel avec la volonté de savoir pour encore mieux aider notre proche, et ce fut une totale réussite.

Je ne reviendrai pas sur le programme des huit sessions puisqu’il est disponible sur les documents de l’association, mais je souhaite témoigner de ce que j’ai vécu. La formation a été en plus des points « techniques » un formidable lieu d’échange où nous avons pu exprimer nos doutes, nos échecs, nos petites et grandes victoires :

  • Doutes lorsque nous ne savons pas comment réagir avec notre proche ou notre entourage dans le déni.
  • Echecs ressentis lorsque ie rythme de la maladie nous devance dans nos attitudes.
  • Faux sentiment d’échec lorsqu’il faut passer la main à un professionnel de santé parce que nous ne sommes plus la personne capable de répondre au mieux aux besoins de notre proche.
  • VICTOIRE lorsque nous pouvons appliquer des choses simples évoquées lors de la formation et qu’ainsi nous pouvons à nouveau vivre une relation apaisée sans heurts avec notre proche. VICTOIRE lorsque face à cette maladie évolutive, nous parvenons à différer les effets délétères et pouvons partager des moments de bonheur. VICTOIRE lorsque par un geste, un regard, un toucher, nous pouvons à nouveau communiquer avec notre proche sans qu’aucun des deux ne soient angoissés.

Accompagné de mon épouse et de mes enfants, l’amour que j’ai porté à ma maman a été le plus grand moteur de mon rôle d’aidant, mais la formation en a été un formidable booster. Les deux doivent se vivre en parallèle et sont complémentaires.

Je tiens à remercier ici Nelly, Céline qui nous ont accompagnés ainsi que les sept autres aidants qui ont tous participé aux huit sessions et sans qui je n’aurais pas pu grandir et partager cette riche expérience humaine.