Message d'erreur

  • Strict warning : Only variables should be passed by reference dans include() (ligne 29 dans /var/www/vhosts/francealzheimer.org/web/sites/all/themes/francealzheimer/templates/node--article.tpl.php).
  • Notice : Undefined index: prev dans ftprod_prev_next_links_block_view() (ligne 46 dans /var/www/vhosts/francealzheimer.org/web/sites/all/modules/francealzheimer/ftprod_prev_next_links/ftprod_prev_next_links.module).
  • Notice : Undefined index: next dans ftprod_prev_next_links_block_view() (ligne 54 dans /var/www/vhosts/francealzheimer.org/web/sites/all/modules/francealzheimer/ftprod_prev_next_links/ftprod_prev_next_links.module).

Une lourde charge financière pour les familles

Mise à jour le 17 Juin 2015
-A +A

Si les frais médicaux de la maladie d’Alzheimer sont pris en charge à 100% par l’assurance maladie au titre de l’ALD 15, les frais médico-sociaux sont assumés en grande partie par les familles. Or, le coût de la prise en charge médico-sociale représente 90% du coût total de la maladie d’Alzheimer. Il s’agit de l’emploi d'une auxiliaire de vie, d'une aide-ménagère, des frais d’accueil de jour, des équipements permettant d’adapter le logement, des protections pour incontinence, etc.

Afin d’évaluer l’ampleur des coûts restant à la charge de la personne malade et de son aidant, France Alzheimer a réalisé en 2010 une étude socio-économique.

En voici les principaux résultats :

-    Le reste à charge financier total du couple aidant-aidé s’établit en moyenne autour de 1000 euros par mois. Ce montant, rapproché du montant moyen des pensions de retraite qui s’établit à 1 100 euros (877 euros pour les femmes) , montre le poids que représente le reste à charge pour la personne malade et l’aidant.

-    Le reste à charge varie de 1 à 4 selon le mode d’hébergement de la personne malade. Pour les malades résidant à domicile, le reste à charge est en moyenne de 570 euros tandis que le niveau du reste à charge pour une personne résidant en établissement s’établit à 2 300 euros. Cela illustre les difficultés que rencontrent les familles pour qui l’institutionnalisation de leur proche malade représenterait une alternative au maintien à domicile.

-    Le reste à charge augmente avec le niveau de dépendance et ce, malgré l’augmentation corrélative des aides.

-    Les principales dépenses inhérentes à la prise en soin de la maladie ne sont pas ou mal prises en charge : coût des auxiliaires de vie, dépenses liées aux protections pour l’incontinence, à l’acquisition de produits de soins corporels et d’hygiène, etc. Or, il s’agit de produits qui ne sont pris en charge ni par l’assurance maladie, ni totalement pris en compte dans les plans d’aide, et qui, caractéristiques de la perte d’autonomie du grand âge, sont supportées par les familles.

-    Le montant moyen des aides déclarées est de 411 euros par mois, un montant situé bien en-deçà du besoin des familles. Il n’existe pas d’aide spécifiquement destinée aux personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée. Celles-ci bénéficient principalement, comme toute personne âgée en perte d’autonomie, de l’allocation personnalisée d’autonomie (APA). Elles peuvent également bénéficier d’autres types d’aides telles que l’aide au logement ou l’aide sociale délivrée également par le Conseil général. Cette insuffisance s’explique notamment par la saturation des plans d’aide notifiés de l’APA à domicile.

APA et AGGIR

L’APA s’adresse aux personnes qui ont besoin d’être aidées pour accomplir les actes de la vie quotidienne, ou dont l’état nécessite d’être surveillé régulièrement.

La grille nationale AGGIR (Autonomie, Gérontologie, Groupe Iso-Ressources) permet d'évaluer le degré de perte d’autonomie du demandeur. A domicile, cette perte d’autonomie est appréciée par l’un des membres de l’équipe médico-sociale en charge de l’évaluation. En établissement, elle est effectuée sous la responsabilité du médecin coordonnateur ou, à défaut, de tout médecin conventionné.

L'évaluation a lieu sur la base de plusieurs variables qui servent à déterminer le niveau de dépendance de la personne. Ces niveaux sont répartis en 6 groupes iso-ressources (GIR). Seuls les GIR 1 à 4 ouvrent droit à l’APA.

Le GIR 1 correspond aux personnes confinées au lit ou au fauteuil ou dont les fonctions intellectuelles sont gravement altérées. La présence constante d'intervenants est indispensable.

Le GIR 2 regroupe deux types de personnes :
- celles confinées au lit ou au fauteuil et dont les fonctions intellectuelles ne sont pas totalement altérées, une prise en charge est nécessaire pour la plupart des activités de la vie courante ;
- celles dont les fonctions mentales sont altérées, mais qui peuvent se déplacer, certains gestes, tels que l'habillage, la toilette, ne peuvent être accomplis en raison de la déficience mentale.

Le GIR 3 correspond aux personnes qui ont conservé partiellement leurs capacités motrices, mais ont besoin d'être assistées pour se nourrir, se coucher, se laver, aller aux toilettes.

Le GIR 4 comprend deux types de personnes :
- celles qui ont besoin d'aide pour se lever, se coucher, mais peuvent se déplacer seules à l'intérieur du logement, une assistance est parfois nécessaire pour la toilette et l'habillage ;
- celles qui n'ont pas de problème de transfert ou de déplacement, mais qui doivent être assistées pour les activités corporelles ainsi que pour les repas.

Le montant de l’APA est déterminé en fonction du GIR de la personne et du niveau de ses ressources.

RECEVOIR NOS INFORMATIONS PAR EMAIL

 

- Votre adresse e-mail ne sera ni echangée, ni vendue.

- Désinscription à tout moment en un seul clic.

Trouvez de l'aide

Newsletter - Restez informé

C'est la première étape pour vaincre la maladie

- Votre adresse e-mail ne sera ni echangée, ni vendue. - Désinscription à tout moment en un seul clic.