Vivre avec la maladie d'AlzheimerLa maladieQUELLES ACTIVITES PROPOSER ?L'accompagnement au quotidien | Les aménagements | Comment communiquer et être en relation Afin de proposer à la personne malade des activités adaptées, il va falloir prendre en compte d’un côté ses difficultés « cognitives », c’est à dire ses difficultés de concentration et de mémoire des informations récentes, et de l’autre ses centres d’intérêt passés et présents. Rien ne se fera sans son adhésion et sa participation ! Partager un temps d’activité avec un malade ce n’est pas l’occuper pour l’occuper, ni le rééduquer, mais lui consacrer un temps plus ou moins long pour être en relation avec lui et y éprouver du plaisir. Aucune activité, aussi stimulante soit-elle, ne doit conduire à l’échec ou à la mise en difficulté. Le choix des activités se fera en fonction de ce qu’aimait et savait faire la personne avant d’être malade. Il est important que celui qui propose l’activité éprouve lui-même du plaisir à la pratiquer, la personne malade s’appuiera sur sa motivation. Il faut lui « donner envie d’avoir envie ». La maladie évoluant dans le temps, il est certain qu’une activité qui était possible à un moment donné ne le sera plus à un autre. Il va falloir simplifier au fur et à mesure de l’évolution des troubles. Les activités du quotidien Nous pouvons donner à un proche l’occasion de s’impliquer à l’intérieur de séquences du quotidien. Il y a des petites tâches qui lui offrent la possibilité de participer ; par exemple lui donner les couverts à ranger, plier le linge du repassage. Il est question d’encourager et de valoriser chaque action en donnant à la personne un sentiment d’utilité à travers la réalisation des tâches de tous les jours. Ces occupations sont re valorisantes à condition de les préparer et d’en simplifier le déroulement. La vie sociale et les sorties à l’extérieur La personne malade peut très longtemps apprécier les moments paisibles et ritualisés de la vie sociale comme le café après le repas ou la tisane le soir, la visite régulière d’un voisin ou d’un ami. On peut organiser des sorties en groupe ou en famille. L’exercice physique en plein air est profitable à tous. Une promenade fournit l’occasion de stimulations agréables : on peut encourager notre proche à regarder, à sentir, à écouter et à toucher. Par exemple ramasser de l’herbe coupée, la toucher et la sentir ; cueillir un brin de romarin ; toucher les troncs et les feuilles des arbres. Les activités souvenirs Si les personnes malades ont des difficultés pour mémoriser les évènements récents, elles conservent cependant de nombreux souvenirs du passé qui demeurent source de plaisir, d’émotion et de valorisation. Lorsque ces échanges se font dans un bon climat relationnel ce sont des moments où la personne restaure en quelque sorte son identité. On peut lire le journal ou un livre et commenter le contenu sur des sujets que la personne affectionne en particulier. On peut regarder ensemble des albums photos et évoquer des souvenirs du passé, on peut faire la même chose avec des objets d’autrefois. Les chansons apprises au cours de la jeunesse restent généralement longtemps accessibles à la mémoire ; l’air ou le refrain suffit au rappel. Il en est de même pour les contes, proverbes et récitations. Les jeux que la personne affectionnait comme le scrabble, les jeux de questions, les jeux de loto, de petits chevaux, de dames ou de cartes. Il faudra progressivement en simplifier les règles. Les activités créatives L’intérêt de ces activités est de pouvoir mobiliser les capacités du malade en motricité, adresse et créativité, de faire surgir des sensations tactiles, des odeurs liées aux manipulations d’outils et de matières (bois, tissu, laine …) En utilisant différents supports on va accompagner le malade dans la réalisation d’objets crées pouvant servir à la décoration de la maison (table, sapin de Noël), ou être offerts. Il ne faut pas chercher à réaliser à tout prix un objet « utile » ou « beau » selon nos propres critères, l’important est que la personne malade trouve du plaisir dans l’activité elle-même. Proposer à une personne malade ces activités et les animer demande beaucoup d’énergie et de disponibilité de la part de l’aidant, ceci ne pourra donc être possible tous les jours. Il est aussi indispensable de compléter notre action par celle des professionnels ; soit à la maison grâce à l’intervention des aides à domicile, soit à l’extérieur dans un accueil de jour. Par ailleurs l’importance des temps d’activité n’est évidemment pas la même selon les étapes de la maladie. Les sollicitations de l’entourage vont donc s’adapter aux intérêts et aux besoins des personnes concernées. Viendra le temps du repos. Acceptons alors les moments où rien ne se fait. C’est le temps de la tendresse, du silence parfois et d’une autre forme de rencontre.
|
|
| Contact - Infos légales | |