Association France Alzheimer

Vivre avec la maladie d'Alzheimer

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Au moment du repas | Au moment de la toilette

AU MOMENT DU REPAS

Le repas peut être un moment difficile. Plusieurs troubles sont à prendre en considération pour comprendre ce qui peut empêcher la personne malade de s’alimenter sereinement.

La difficulté à se concentrer et à rester à la même place :

  • Il est utile d’installer la personne au dernier moment, dans un environnement calme, sans télévision, ni radio.
  • S’asseoir à la table avec elle pour partager le repas est le meilleur moyen de lui faire comprendre que c’est le moment de manger. Elle pourra aussi s’appuyer sur les gestes de l’accompagnant en face d’elle pour retrouver ses automatismes.
  • Si la personne a besoin d’être relancée car elle oublie qu’elle est en train de manger, il est préférable d’attirer son attention vers son assiette, par un bruit, par un regard, ou en lui parlant de ce qu’elle a devant elle, par exemple : « C’est bon ce rosbif, non ? » plutôt que « ça va être froid… ».

L’apraxie (trouble de la réalisation des gestes) va mettre en difficulté sa capacité à manger seule. Toutefois il est impératif de favoriser cette autonomie, plutôt que de lui donner à manger.

  • On peut couper les aliments dans l’assiette pour inciter la personne à continuer seule. Cependant, certaines personnes sont dérangées par cela. Il est alors préférable de couper les aliments au préalable, et non pas devant elle dans son assiette.
  • Par la suite les difficultés peuvent être plus importantes. On doit alors tenter de lancer le geste automatique, piquer l’aliment et mettre la fourchette dans la main, dans le bon sens, éventuellement, soulever le bras. Parfois quelques mouvements suffisent pour que la personne retrouve son autonomie le temps du plat.
  • La personne peut être en difficulté pour utiliser les couverts et choisir de se servir de ses mains. Quand elle fait cela spontanément, elle est souvent opposante à ce qu’on lui donne à manger. Pour que le repas ne devienne pas un moment d’agressivité, il peut être préférable de choisir des aliments qui peuvent être mis proprement à la bouche sans couvert.

L’agnosie (trouble de la reconnaissance des objets, des visages) peut mettre la personne malade en difficulté. Elle n’identifie pas ce qui est disposé devant elle.

  • Nous vous recommandons de vérifier si la nappe ou la vaisselle ne présentent pas des motifs qui la perturbent.
  • Pour l’aider à trouver le couvert adapté, ne présenter que celui qui va lui permettre de manger ce qui est dans son assiette, par exemple la cuillère avec la soupe, puis la fourchette et le couteau placés de manière ergonomique pour elle.
  • Si la personne malade considère qu’elle n’a pas fini alors que l’assiette est vide, les décorations au fond peuvent être identifiées comme des aliments. Une vaisselle unie sera parfois plus pratique. A l’inverse, retirer l’assiette peut faire comprendre que le repas est terminé, il est alors plus judicieux de servir au fur et à mesure dans l’assiette sans l’enlever.
  • Si on observe qu’un seul côté du contenu de l’assiette est mangé, c’est qu’il y a peut-être une hémi-négligence. La personne n’a pas conscience de ce côté, il suffit de tourner l’assiette en cours de route. Ce phénomène est à repérer pour l’ensemble des soins, en particulier pour se situer du bon côté quand on approche ou parle à la personne malade.
  • Il faut également se poser la question de la qualité buccale. Si la personne souffre de la bouche, des dents, ou des gencives, elle ne sera peut-être pas en mesure de l’exprimer de manière cohérente, mais cela se traduira dans son comportement alimentaire.

 

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