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Tour d’horizon des aides financières, sociales et juridiques pour les familles confrontées à la maladie d’Alzheimer ou une maladie apparentée.
 

Les aides financières

La prise en charge à 100% des frais médicaux

L’affection longue durée (ALD) ouvre droit à la prise en charge à 100% des consultations médicales, médicaments, examens, hospitalisations, frais de transport à l’hôpital, soins infirmiers, séances d’orthophonie ou de kinésithérapie…

 

L’allocation personnalisée d’autonomie (APA)

Réservée aux plus de 60 ans vivant à domicile ou en établissement, cette prestation vise à couvrir les dépenses d’aide à l’accomplissement des  « actes nécessaires du quotidien » : toilette, habillement, prise des repas, etc. Son montant dépend du degré de dépendance de la personne et de ses revenus.
 
Pour en savoir plus, contacter le service social de votre conseil départemental.
 

La carte d’invalidité à 80%

Cette carte donne droit à une demi-part supplémentaire pour le calcul de l’impôt sur le revenu, à des réductions dans les transports en commun et au stationnement sur les places « handicapés ».
 

L’aide sociale à l’hébergement en EHPAD

Destinée à régler une partie des frais d’hébergement en établissement, cette prestation se cumule avec la somme demandée à la famille et sera également récupérée lors de la succession. Sous conditions de ressources.
 

Les exonérations fiscales

Selon leurs revenus, la personne malade et son aidant peuvent bénéficier d’une réduction ou exonération de la taxe foncière, de la taxe d’habitation, de la redevance audiovisuelle, ou encore d’une déduction de 50% des dépenses de maintien à domicile non prises en charge par l’APA.
 

Pour les moins de 60 ans 

Les personnes malades obligées de cesser leur activité professionnelle perçoivent les indemnités journalières de la Sécurité sociale, puis la pension d’invalidité. Celles qui ne peuvent bénéficier des aides de la Sécurité sociale peuvent percevoir l’allocation adulte handicapé (AAH). Sous condition de ressources, les moins de 60 ans peuvent aussi bénéficier de l’allocation de logement à caractère social (ALS).
 

Les aides humaines

Les soins infirmiers

Sur prescription médicale, des aides-soignants peuvent intervenir pour la toilette dite médicalisée, la prise de médicaments, les soins infirmiers. 
 

Les aides à domicile

Ces aides peuvent intervenir pour l’aide aux actes essentiels de la vie quotidienne : toilette, habillage, repas, ménage, repassage, courses, ou encore accompagnement de sorties pour des visites médicales ou des démarches administratives.  
 

Les équipes spécialisées Alzheimer (ESA)

Ces équipes composées de plusieurs professionnels de santé (psychomotricien ou un ergothérapeute, assistants de soins en gérontologie, infirmier coordinateur) interviennent à domicile, sur prescription médicale, auprès des personnes à un stade léger ou modéré de la maladie. Ces interventions sont prises en charge par la Sécurité sociale, en plus des soins infirmiers.
 

L’hôpital ou accueil de jour

Ces structures proposent des ateliers thérapeutiques divers, permettant de maintenir les acquis des personnes malades et de favoriser leur socialisation.
 

Les aides et droits juridiques

La désignation de la personne de confiance

Toute personne malade n’étant pas sous tutelle peut désigner une personne qui l’accompagnera dans ses démarches et sera consultée dans le cas où elle serait dans l’incapacité d’exprimer sa volonté.
 

La procuration

Une personne au stade débutant de la maladie peut signer des procurations pour autoriser des proches à réaliser des démarches officielles en son nom. Une procuration générale devant notaire lui permet de déléguer à un proche l’ensemble de la gestion de ses biens et des démarches.
 

Le mandat de protection future

Ce mandat, effectif avec un certificat médical circonstancié d’un médecin habilité par le tribunal, permet à la personne malade d’organiser la gestion future de ses biens et la protection de sa personne.
 

La sauvegarde de justice

Permettant d’éviter la curatelle ou la tutelle, cette mesure de protection d’un an renouvelable permet à la personne malade d’être assistée pour certains actes.
 

La curatelle

Elle est indiquée pour les personnes encore autonomes mais ayant besoin d’être assistées dans les actes importants de la vie civile. La personne continue de gérer seule ses dépenses.
 

La tutelle

Entraînant l’incapacité juridique de la personne malade, cette mesure consiste en une représentation de la personne dans tous les actes de la vie. Le tuteur effectue seul tous les actes de gestion, sauf dans des cas particuliers nécessitant une autorisation du juge, comme la vente d’un bien immobilier.
 
Ces pages ne sont pas exhaustives. Pour de plus amples renseignements, rapprochez-vous des services concernés ou de votre association France Alzheimer