Imprimer

Foire aux questions

Questions fréquentes

-A +A

Pages

Vous n‘avez pas trouvé de réponse à votre question ? Contactez nous >>

Beaucoup de médicaments prescrits actuellement sont qualifiés de placebos. Quelle est la part de vérité dans cette affirmation ?

La Haute Autorité de Santé  stipule que ce traitement peut être proposé, mais que son effet doit être évalué au bout de 6 mois. Les études démontrent l’existence d’un effet modeste. Cependant il est difficile d’affirmer avec certitude que le traitement a un effet positif sur le patient. Les aidants principaux rapportent des effets  positifs pour certaines personnes malades, notamment la réduction de l’apathie. Cependant ce n’est pas le cas de l’ensemble des patients et aucun effet sur la mémoire n’a été identifié.

Quels sont les médicaments actuels sur le marché ? Quels sont les effets ?

Les médicaments actuels, même s'ils ne sont malheureusement pas capables de stopper le processus de la maladie, ont un effet (certes modeste) mais significatif sur l'évolution de la maladie. Leur effet est différent d’un malade à l’autre et d’un stade d’avancement de la maladie à l’autre. Il est important d’observer le malade et de communiquer avec le médecin pour permettre d’adapter le traitement.

Comment le médecin peut-il accompagner les patients et leurs familles dans leurs interrogations ?

Le médecin généraliste a un rôle important à jouer dans le suivi régulier qu’il va faire de la personne malade et de son aidant principal.  Il doit pouvoir vérifier si les aides mises en place à domicile permettent une vie de qualité pour la personne malade et son proche, le plus souvent, conjoint. Il doit pouvoir repérer les signes d’épuisement de l’aidant familial et l’orienter vers les dispositifs de répit existants. Il va également identifier les limites de l’accompagnement à domicile et envisager la pertinence d’une entrée en établissement.

Une visite longue réalisée à domicile et gratuite pour la personne malade peut être demandée.

Devons-nous annoncer au patient qu’il a une maladie d’Alzheimer ou une maladie apparentée ?

C'est en effet une question très délicate qui n'appelle pas une réponse unique. Avant d'annoncer un diagnostic à une personne malade, il faut bien entendu s'assurer qu'elle est en capacité de l'entendre : pour certaines personnes cela leur permettra de comprendre ce qu'elles vivent, pour d'autres l'angoisse sera trop forte et elles refuseront cette perspective.

Il revient au médecin spécialiste et/ou au médecin traitant d’adapter cette annonce en fonction de chaque situation.

Je crains qu’un membre de ma famille soit atteint de la maladie d'Alzheimer. Ce dernier ne veut pas faire le test ! Comment faire ?

C'est assez fréquent. L’apparition des premiers symptômes de la maladie d’Alzheimer est peut fréquemment accompagnée par une plainte de la personne elle-même. Au contraire dans de nombreux cas, elle va, avec plus ou moins d’habiletés, masquer, cacher à ses proches les difficultés qu’elle rencontre.

On ne peut forcer personne à aller consulter mais on peut peut-être lui parler de nos inquiétudes et mettre en avant que les examens pourront aider à trouver la cause de ses difficultés et lui apporter une aide. Il faut pouvoir mettre en avant les aspects positifs de la démarche diagnostic. On peut également proposer d'aller ensemble, à deux, faire un examen de mémoire sans le désigner directement comme celui qui va mal.

La dépression peut-elle se confondre avec la maladie d'Alzheimer ?

En effet la dépression peut entraîner une moins bonne performance de la mémoire. Il est important de différencier les troubles de mémoire liés à la dépression et ceux liés à la maladie d'Alzheimer. Les tests neuro-psychologiques sont en mesure de le faire et permettent de faire un diagnostic différentiel pour apporter une réponse thérapeutique adaptée.

Pourquoi faire un diagnostic, puisqu’on ne peut pas guérir la maladie ?

Faire un diagnostic est important pour plusieurs raisons :  

  • Il permet dans un premier temps d’identifier la cause des troubles de mémoire ou des modifications du comportement observés, qui peuvent être source d’angoisse pour l’entourage.   
  • Il permet au médecin spécialiste de proposer à la personne malade un traitement adapté, qui diminuera les troubles cognitifs, les troubles du comportement et les difficultés de la vie quotidienne. Les études actuelles ont démontré que plus tôt le traitement est administré, plus il sera efficace pour freiner l’évolution des troubles.
  • Il permet d’accéder à une prise en charge adaptée comportant un certain nombre de mesures visant à améliorer la qualité de vie du malade et de l’aidant familial.  
Les tests mémoire suffisent-ils à confirmer le diagnostic ? Faut-il faire des analyses biochimiques ?

La démarche médicale du diagnostic s'appuie sur plusieurs éléments : 1) un examen neurologique qui est fait par le médecin, 2) une évaluation des fonctions cognitives, en particulier du fonctionnement de la mémoire, qui peut être fait par le médecin ou par un neuropsychologue, 3) une imagerie cérébrale (scanner ou IRM). En fonction des résultats, le médecin peut poursuivre ou non les explorations par une ponction lombaire permettant le dosage de protéines spécifiques.

Quelles sont les maladies apparentées à la maladie d’Alzheimer ?

On appelle « maladies apparentées » toutes les maladies présentant des symptômes, rencontrées dans la maladie d’Alzheimer, mais qui se différencient par leur expression clinique, par le type de lésion observée et par la zone cérébrale touchée.

Elles sont de deux types : les démences dites vasculaires et les démences dites dégénératives. Parmi les maladies apparentées dites neuro-dégénératives les plus fréquentes sont les Dégénérescences Lobaires fronto-temporales (DLFT), qui présentent trois formes : la forme comportementale (la démence fronto-temporale),   les formes langagières (l’aphasie primaire progressive et la démence sémantique), et les formes motrices ( la dégénérescence cortico-basale et les  démences associées à la sclérose latérale amyotrophique) et la maladie à corps de Léwy.

Existe-t-il d’autres maladies qui ressemblent à Alzheimer ? Lesquelles ? Et comment font les médecins pour faire la différence entre chacune ?

Il existe beaucoup d'autres types de maladies dites apparentées, moins fréquentes mais nombreuses. Pour différencier la maladie d'Alzheimer des autres causes de déficit cognitif, le médecin peut proposer une évaluation des troubles cliniques (bilan neuropsychologique), une imagerie cérébrale (scanner ou IRM cérébrale), un bilan biologique sanguin, et parfois une ponction lombaire. Dans certaine condition, d'autres examens peuvent être utiles tels que l'électroencéphalogramme.

Pages

Trouvez de l'aide

Newsletter - Restez informé

C'est la première étape pour vaincre la maladie

- Votre adresse e-mail ne sera ni echangée, ni vendue. - Désinscription à tout moment en un seul clic.