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Foire aux questions

Questions fréquentes

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Comment parler de la maladie aux petits enfants?

Quelque soit l’âge du petit enfant, il est certain que celui-ci percevra le changement survenu au sein de sa famille et l’inquiétude ou le tourment de son parent. Il est donc illusoire de penser que de lui cacher la maladie de son grand parent le maintiendra dans l’ignorance. Au contraire  cette mise à l’écart de l’inquiétude familiale, qu’il percevra sans la comprendre, ne peut que générer chez lui un sentiment d’angoisse et de culpabilité.

Il est donc nécessaire d’expliquer aux petits-enfants les effets de la maladie sur leurs grands-parents pour donner du sens aux attitudes étranges et aux changements de comportements dont ils ont pu être témoins et ne pas les laisser seuls face à l’incompréhension. Il est aussi nécessaire de leur expliquer les répercussions que cette maladie peut avoir momentanément sur la disponibilité de leurs propres parents pour qu’ils ne se sentent pas responsables de cet éloignement.

Il faut dans un même temps respecter leurs craintes et leur appréhension à entrer en contact avec ce grand parent qui a changé même si le plus souvent les jeunes enfants n’ont aucun problème à entrer en relation avec une personne atteinte de troubles cognitifs.

Nous cherchons à mettre en place progressivement une aide à la maison pour soulager le membre de notre famille qui s'occupe à temps plein de notre malade ? Faut-il forcément du personnel formé ou simplement quelqu'un de patient et gentil ?

Il faudrait de préférence du personnel formé car la bonne volonté ne suffit pas, il faut de l'expérience et une formation. Sinon, ce personnel risque d'être mis en difficulté rapidement et peut avoir des gestes inappropriés ou mal réagir et ainsi aggraver la situation en voulant bien faire.

Quels sont les problèmes liés au sommeil chez la personne atteinte d’Alzheimer et quelles en sont les conséquences ?

Dans l'évolution de la maladie, la personne peut du fait de sa désorientation dans le temps inverser son rythme jour-nuit, et somnoler toute la journée en ayant une activité pendant la nuit. Il est donc important de lui fournir des repères et de la maintenir en activités dans la journée pour éviter cette inversion des rythmes.

Doit-on rectifier ou contrarier les réponses de la personne malade ?

Il faut éviter dans la mesure du possible de mettre la personne en situation d'échec, si on la reprend, si on lui dit que sa réponse est erronée, si on lui rappelle ce qu'elle a oublié, on va la mettre en difficulté et entraîner des réactions agressives ou de repli sur soi. On ne peut rééduquer les difficultés cognitives de la personne malade. Il faut accepter qu'elle fasse moins bien, c'est à nous à nous adapter à son handicap et pas l'inverse. On peut l'amener à rectifier doucement en l'accompagnant, souvent l'humour permet de faire passer beaucoup de messages.

Peut-on limiter les retraits sur le compte bancaire d’un malade Alzheimer ? Peut-on lui retirer sa carte bancaire ?

Il n’existe pas de moyens juridiques de priver une personne de la libre disposition de ses comptes en dehors du cadre d’une mesure de protection. Toutefois, il faut se renseigner auprès de sa banque pour voir ce qui peut lui être proposé (carte de retrait plafonnée, carte de paiement limitée au solde du compte et sur laquelle peut être opéré un virement hebdomadaire permanent…)

Si l’utilisation d’une carte bancaire peut s’avérer périlleuse pour un malade Alzheimer, l’idéal est de tenter de recueillir son assentiment pour la rendre à la banque, de lui faire entendre que cette démarche est faite dans son intérêt.

Si vous ne parvenez pas à obtenir son accord vous pouvez, soit lui proposer une carte de retrait plafonnée, soit demander une mesure de curatelle renforcée ou de tutelle.

Quoi qu’il en soit, les moyens de paiement sont la propriété de la banque. Le conseiller clientèle peut donc de lui-même refuser ou retirer une carte bancaire ou un chéquier, sans avoir à motiver ce refus ou ce retrait.

Vous pouvez donc avertir le conseiller des difficultés du malade à gérer ses comptes. Il n’est ni dans l’intérêt de la banque ni dans celui du malade de laisser à disposition des moyens de paiement qui ne soient pas adaptés à ses facultés de gestion.

Un conseiller clientèle est-il en droit de refuser de vérifier les sorties d’argent sur le compte d’un malade d’Alzheimer ?

Le rôle du conseiller clientèle ne peut pas s’étendre à la surveillance des dépenses courantes quotidiennes. Au mieux, le conseiller a un système d’alerte automatique pour une sortie d’un montant dépassant les habitudes de son client ou disproportionnée à ses revenus.

Il faut voir avec lui quelles solutions il peut proposer pour éviter des dépenses démesurées (ex : diminuer l’autorisation de découvert à zéro).

Quels sont les devoirs et droits d’un conjoint séparé de corps avec un malade d’Alzheimer

La séparation de corps ne dissout pas le mariage, elle met seulement fin au devoir de cohabitation.

Tous les autres droits et devoirs résultant du mariage sont maintenus.

En particulier, la séparation de corps laisse subsister le devoir de secours.

En particulier, la séparation de corps laisse subsister l’obligation alimentaire.

Qu’est-ce que l’obligation alimentaire et à qui incombe-t-elle ?

Il s’agit d’une obligation légale qui consiste à contribuer aux besoins de première nécessité (logement, alimentation) d’un membre de sa famille qui se trouverait dans le besoin.

 

Cette obligation incombe :

  • Aux parents vis-à-vis de leurs enfants et petits-enfants
  • Aux enfants vis-à-vis de tous leurs ascendants (parents, grands-parents)
  • Aux époux entre eux
  • Aux gendres et belles-filles envers leurs beaux-parents s’ils ont eu un enfant avec leur conjoint. (en revanche, en cas de décès de l’époux par lequel ce lien de parenté s’établissait, ou en cas de divorce, l’obligation disparait).

 

Le remariage d’un parent ne supprime pas les obligations des enfants de précédent(s) mariage(s) à son égard.

De même, le décès d’un époux ne met pas un terme à cette obligation. En effet, le conjoint survivant dans le besoin dispose d’une créance alimentaire contre la succession de l’époux décédé, ce qui imposera aux enfants nés d’un premier mariage d’assurer la subsistance de leur belle-mère/beau-père.

Le montant de cette obligation se calcule en fonction du besoin du demandeur et de la fortune de celui à qui incombe l’obligation.

Si ce montant ne peut être fixé amiablement, le demandeur pourra saisir le juge.    

L’obligation de veiller à la santé et à la sécurité de ses parents lorsque leur âge ou leur état physique ou psychique le requiert demeure une obligation naturelle qui n’est pas codifiée à ce jour.

Le secret médical est-il opposable à la famille ? Comment obtenir du médecin traitant la communication des prescriptions ?

Le médecin est tenu à une obligation de secret médical qu’il ne saurait outrepasser à l’égard du conjoint.

Si le malade n’est pas sous tutelle, il peut désigner un membre de la famille comme personne de confiance et ainsi le secret médical ne lui sera pas opposable.

Comment être sûr que mes souhaits soient respectés le jour où je ne serai plus en mesure de les exprimer ?

--1- Du point de vue médical

La loi du 4 mars 2002 relative aux droits des malades a créé le statut de « personne de confiance » que toute personne majeure peut désigner, et qui sera consultée au cas où elle-même serait hors d’état d’exprimer sa volonté et de recevoir l’information nécessaire à cette fin.

Attention : une personne sous tutelle ne peut plus désigner une personne de confiance.

Le choix de la personne de confiance est libre : ce peut être un parent, un proche, ou le médecin traitant.

Le rôle de la personne de confiance dépend de l’état de santé de la personne malade :

  • Lorsque la personne malade est en état d’exprimer sa volonté, la personne de confiance peut assister aux entretiens médicaux si le malade le lui demande, afin de l’aider dans ses prises de décisions.

En cas de diagnostic grave, et sauf opposition du malade, les professionnels de santé sont autorisés à informer la personne de confiance de manière à ce qu’elle puisse apporter le soutien nécessaire à la personne malade.

  • Lorsque la personne malade est hors d’état d’exprimer sa volonté, la personne de confiance est la première à être informée de l’état de santé du malade et la première consultée sur les soins à prodiguer.

--2- Du point de vue patrimonial

Entré en vigueur le 1er janvier 2009, le mandat de protection future permet à une personne (mandant) de désigner à l’avance la personne (mandataire) qu’elle souhaite voir être chargée de veiller sur sa personne et sur tout ou partie de son patrimoine pour le jour où elle ne serait plus en état de le faire seule.

Le mandant définit à l’avance l’étendue des pouvoirs qu’il souhaite confier au mandataire.

Ce mandat peut être établi par acte authentique devant notaire. Dans ce cas, le mandataire rend compte annuellement au notaire.

Ce mandat peut être établi sous seing privé (entre particuliers). Cependant, il sera alors limité aux actes d’administration. Tout acte de disposition (vente, donation) nécessite l’autorisation du juge.

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