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Faire face aux troubles alimentaires

Mise à jour le 25 Octobre 2017 | Actualités
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Élément central de la prise en soin, l’alimentation doit faire l’objet d’une attention particulière de la part de l’aidant. Repérer les troubles alimentaires touchant le proche malade prévient le risque de dénutrition.

C’est l’un des moments-clés de la journée, tant pour la personne malade que pour l’aidant. Moment convivial par excellence, le temps du repas peut pourtant s’avérer être un instant compliqué, voire angoissant, dans le contexte de troubles alimentaires touchant la personne malade. « C’est tout le paradoxe de ce temps du repas qui se veut être un moment de détente mais au cours duquel l’aidant peut rencontrer certaines difficultés », explique Judith Mollard-Palacios, psychologue chez France Alzheimer et maladies apparentées.

La perte de poids : un des signaux d’alerte

Une personne malade qui refuse toute alimentation et s’énerve ; qui ne termine pas ses plats ; qui mange lentement ; qui refuse de s’asseoir et continuer de déambuler… Autant de signes de troubles alimentaires qui doivent alerter l’aidant. La perte de poids en est un autre. Plusieurs raisons peuvent expliquer ces troubles alimentaires. À commencer par une pathologie associée à celle de la maladie neurodégénérative. Sont ainsi avancés par les professionnels de santé :

-          un possible problème bucco-dentaire

-          des douleurs abdominales

-          une pathologie digestive

-          des troubles de la déglutition

-          un état dépressif.

Prévenir la dénutrition

La qualité de l’environnement au moment des repas s’avère importante. Elle conditionne l’attention, la concentration et l’entrain de la personne malade. Enfin, les perturbations physiologiques liées à l’âge, comme la diminution de l’odorat et du goût ne doivent pas être minimisées. Une chose est sûre : l’objectif pour l’aidant est de prévenir la survenue de la dénutrition en incitant son proche à conserver une alimentation variée et équilibrée. Cette alimentation devra être personnalisée en fonction des goûts et habitudes de chacun. En cas de perte de poids ou d’appétit, il est conseillé : de fractionner l’alimentation et enrichir les préparations à l’aide d’œufs, de jambon, de beurre (la déambulation augmente les dépenses énergétiques) ; de recourir à des suppléments diététiques hypercaloriques et hyperprotéinés ; de respecter les goûts, réticences et habitudes alimentaires de la personne ; de favoriser la convivialité et le plaisir.

Car, le repas n’a pas seulement un intérêt nutritionnel, il structure la journée et participe aux plaisirs de la vie de la personne malade.

Téléchargez la fiche pratique Alimentation et dénutrition éditée par France Alzheimer et maladies apparentées.

"Faire du repas, un moment agréable"

Face à l’agitation d’une personne malade au moment des repas, il est important de s’assurer que l’environnement n’est pas sur-stimulé : éteindre la télévision et la radio, réduire la présence des convives ; organiser le repas en chambre ou en face à face avec une seule personne. Il est conseillé de ne pas mettre trop de choses sur la table et de ne laisser visible que l’essentiel car la personne peut ne plus savoir comment utiliser les différents couverts, comment se servir un plat ou se verser de l’eau. Elle aura aussi des difficultés à faire deux choses à la fois : se concentrer sur la prise du repas et engager une conversation avec un tiers. Quand une personne s’alimente peu, il faut essayer de fractionner les repas, introduire une collation en milieu de matinée et/ou d’après-midi (voire un encas si elle se réveille la nuit).
Le temps du repas doit rester un moment agréable adapté aux besoins de la personne. Il est intéressant de la faire participer à la cuisine ou au dressage de la table. Se sentir utile, retrouver le plaisir de réaliser des séquences de préparation des aliments va favoriser l’appétit et l’envie de déguster le repas.


* Judith Mollard-Palacios est psychologue clinicienne au sein de France Alzheimer et maladies apparentées.

 

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