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Alzheimer : l’argent comme nerf de la guerre ?

Mise à jour le 28 Octobre 2013 | La recherche
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Dans un contexte de crise économique et de réforme de la dépendance, l’Etat est en quête d’outils d’aide à la décision. C’est ce qui justifie certainement l’intérêt croissant des économistes de la santé pour la maladie d’Alzheimer au cours des dernières années.

Plusieurs autres raisons peuvent expliquer le développement de la recherche en sciences économiques : le poids de la prise en soins sur le budget des familles, le financement de la sécurité sociale, la mise en place de financements récurrents pour des études économiques dédiées à la maladie d’Alzheimer…

Enfin, depuis le début des années 2000, des questionnaires économiques ont été intégrés dans plusieurs grandes études cliniques majeures (PLASA, REAL-FR, ICTUS etc.), sous l’impulsion de centres de recherches de référence (Toulouse, Bordeaux et Lille). Cette action a permis de mettre à disposition de nouvelles sources de données pouvant être exploitées par des économistes.

Les travaux de recherche en sciences économiques ont trois objectifs principaux :

  • Mesurer le coût de la maladie
  • Déterminer les composantes principales du coût de la maladie
  • Identifier l’évolution du coût de la maladie

2800 € par mois à un stade modéré !

Cette recherche spécifique contribue à une meilleure compréhension des enjeux économiques pour les familles. Elle a notamment permis de mesurer un phénomène : lorsque la sévérité de la maladie est modérée, les dépenses totales représentent en France en moyenne 2800 € par mois et par malade.

Ces coûts augmentent fortement après une période de deux ans, principalement à cause de l’accroissement des troubles fonctionnels. Cette recherche permet d’étudier les comportements des acteurs impliqués dans la production et la consommation des soins.

En France, plus de 60 % de l’aide fournie aux personnes malades vivant dans la communauté est produite par les aidants informels, c’est-à-dire par les proches. Il est donc central de comprendre comment s’organise la production des soins informels. Enfin, une question demeure : l’impact et l’efficacité des politiques publiques.

Par exemple, l’aide personnalisée à l’autonomie (APA) permettrait une redistribution des temps d’aide professionnelle et informelle consommés par les personnes malades.

Une meilleure compréhension des enjeux économiques pour les familles

Même si la compréhension des enjeux économiques liés à la maladie d’Alzheimer a progressé, plusieurs aspects centraux doivent encore être éclaircis (ex. : les déterminants des diagnostics tardifs de la maladie d’Alzheimer ; la constitution des réseaux d’aidants ; les déterminants de la satisfaction d’aider etc.)

Pour explorer ces questions, les économistes de la santé exploitent les données issues d’enquêtes cliniques et économiques.

Les aidants, sources de la recherche économique

L’utilisation de variables cliniques dans les modèles économiques permet de mieux comprendre l’interaction entre la sévérité de la maladie et la prise de décisions économiques, comme par exemple, quitter son travail pour aider un proche atteint de la maladie.

L’intégration des questionnaires économiques aux bases de données cliniques est donc un enjeu majeur pour la recherche.

Ces questionnaires sont destinés aux aidants informels. Les réponses apportées par les aidants représentent la source d’information principale des recherches actuelles et futures en économie.

L’implication des aidants informels aux enquêtes cliniques est même un enjeu majeur pour le futur de la recherche économique sur la maladie d’Alzheimer.

(Article rédigé par le Docteur Thomas Rapp, université Paris Descartes, membre du conseil scientifique France Alzheimer)

Une analyse socio-économique sur la prévention de la maladie

Le rapport sur la maladie d’Alzheimer et les maladies apparentées établit par l’office parlementaire d’évaluation des politiques de santé avance des dépenses médicales concernant la maladie d’Alzheimer de 933, 57 millions €, soit 0,9 % du PIB. La part de ces dépenses dans le PIB pourrait atteindre 1,9 % en 2040. Prévenir ou retarder les troubles cognitifs présente un intérêt médical et économique majeur.

Analyser les stratégies de prévention actuellement à l’étude en s’interrogeant sur leur pertinence dans le contexte économique actuel parait fondamental. Une recherche sur cette thématique est en cours de réalisation par l’équipe du Pr Molinier, lauréat de l’appel à projets France Alzheimer en sciences humaines et sociales (2011). Elle fait l’objet du travail de thèse de Nadège Costa, doctorante à l’INSERM UMR 1027.

L’objectif principal est d’évaluer les conséquences médico-économiques de quatre stratégies interventionnelles sur le déclin des fonctions cognitives :

-La supplémentation isolée en acides gras oméga-3,
-L’intervention « multidomaine » isolée (nutrition, exercice physique, stimulation cognitive, activités sociales)
-L’association d’une supplémentation en acide gras oméga-3 et de l’intervention « multidomaine »,
-La prise d’un placebo.

* La photo utilisée pour illustrer cet article est une photo du Pr Molinier et du Docteur Nadège Costa, boursiers France Alzheimer.

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