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Le système immunitaire, contre la maladie d’Alzheimer

Mise à jour le 17 Décembre 2015
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Depuis une quinzaine d’années, les chercheurs essaient de contrer la maladie d’Alzheimer comme l’on vaccinerait contre une grippe ou une méningite. Un de ces traitements a prouvé son efficacité chez des humains.

Annoncée au cœur de l’été, la nouvelle n’a pas fait grand bruit. Encore moins en France. Elle promet pourtant une petite révolution à tous ceux qui s’intéressent à la maladie d’Alzheimer. Pour la première fois, un traitement qui s’attaque aux causes directes de la pathologie, et ne se limite pas à en contenir les symptômes, a fait la preuve de son efficacité chez des humains.
 
La découverte est à porter au crédit de la multinationale pharmaceutique Eli Lilly, accompagnée par des équipes du Baylor College of Medicine de Houston et de l’université de Californie de San Diego, aux Etats-Unis. En travaillant avec deux groupes de personnes malades, de plus de 600 personnes chacun, les scientifiques ont montré que leur médicament, le solanezumab, permet de diminuer de 34 % le déclin cognitif, après 80 semaines de traitement, soit plus d’un an et demi.
Avec un bémol important : le traitement fonctionne seulement chez des patients aux stades légers. En outre, il ne soigne pas complètement les personnes malades. Il ralentit seulement la progression de leurs troubles. Mais dans le contexte actuel, c’est déjà beaucoup.
 
Encore en cours d’étude, ce nouveau traitement repose sur l’administration précoce d’un anticorps, ces molécules normalement fabriquées par le système immunitaire pour neutraliser puis évacuer les intrus, bactéries et virus nocifs par exemple. Voilà pourquoi l’on entend parfois le terme de « vaccin », mais « immunothérapie » est un mot plus approprié pour décrire les mécanismes en jeu. Car l’anticorps d’Eli Lilly ne vise pas à protéger des personnes indemnes de la maladie. Il cherche plutôt à soigner les individus malades. 
 

Des anticorps contre les plaques

 
Comme un anticorps contre le virus de la grippe en reconnaît un fragment et s’y fixe, le solanezumab parvient à se lier à une portion de la protéine amyloïde β, celle-là même qui s’accumule dans le cerveau des personnes atteintes par la maladie d’Alzheimer. Composées d’agrégats anormaux de protéines amyloïdes β, les plaques constituent la signature de la pathologie. Elles s’acumulent autour des neurones - les cellules chargées de transmettre l’information -, les étouffent et les affaiblissent. En se fixant aux protéines, les anticorps empêchent probablement les protéines amyloïdes β de s’agréger les unes aux autres. Leur élimination semble également augmentée.
 
Ainsi, les scientifiques utilisent-ils un processus normalement mis en œuvre par le système immunitaire pour combattre les maladies. L’idée n’est pas nouvelle. Chez l’animal, l’histoire a même commencé voilà plus de quinze ans. Avec succès. Voilà pourquoi les chercheurs avaient grand espoir lorsqu’ils ont décidé de passer aux essais cliniques chez l’Homme.
 
Mais si certaines molécules sont encore à l’étude, avec plusieurs essais cliniques toujours en cours, d’autres ont montré de piteux résultats. Quelques-unes se sont même révélées dangereuses. Ce fut le cas de la molécule AN-1792. En 2002, un essai clinique très prometteur a brutalement été suspendu. Sur 372 patients enrôlés, quatre avaient développé une méningo-encéphalite, une importante inflammation du cerveau et de la moelle épinière ! Dans la course aux nouveaux médicaments, la transition de la souris à l’Homme apparaît comme une étape critique. Elle souligne parfois les limites du modèle animal (voir l’interview de Pierre Aucouturier ci-après). 
 

Immunisation active ou passive ?

 
L’idée soutenant le développement de la molécule AN-1792 était pourtant originale. Contrairement à l’anticorps solanezumab d’Eli Lilly, cette molécule s’apparentait davantage à un vaccin. En effet, pour que le corps fabrique lui-même ses propres défenses contre un virus ou une bactérie, on lui en présente une partie seulement, ou une version atténuée, non dangereuse. Dans le cadre de la maladie d’Alzheimer, les scientifiques des sociétés Elan Corporation et Wyeth-Ayerst Laboratories ont présenté au système immunitaire un fragment de la protéine amyloïde β, alors baptisé AN-1792. La molécule devait activer le système immunitaire pour qu’il fabrique lui-même ses propres anticorps contre la protéine amyloïde β.
 
Ce qui a effectivement fonctionné. Une analyse ultérieure des résultats a bien montré que le cerveau de plusieurs patients affichait une réduction significative de la quantité de plaques amyloïde dans l’hippocampe, l’une des premières régions cérébrales touchées par la maladie.
Cette stratégie est une « immunisation active ». Celle développée par Eli Lilly aujourd’hui, et par nombre de ses concurrents, est une « immunisation passive » : on fournit au corps des anticorps déjà fabriqués. 
 

Chercher, chercher encore 

 
Les stratégies d’immunothérapie dans la lutte contre la maladie d’Alzheimer sont en plein essor. Riches de promesses, elles se sont pour l’instant révélées décevantes. Mais les chercheurs, qui progressent pas à pas, espèrent prochainement contourner les obstacles restants (voir article « Immunothérapie : les enjeux de la recherche).
 

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